Test Jurassic World Evolution : la gestion qui fait voyager
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Test Jurassic World Evolution : la gestion qui fait voyager

Août 06 Strykhe  

Jurassic World Evolution est un jeu de gestion disponible depuis le 12 juin sur PC, PlayStation 4 et Xbox One. Ce nouveau titre développé et édité par Frontier Developments surfe sur le succès de la saga cinématographique. Devenir gestionnaire d’un (ou plusieurs) parc peuplé de dinosaures, ça fait très vite rêver ! Mais, ce n’est pas si simple que ça. Le jeu est beau et dispose d’une très longue durée de vie. De plus, il ne cesse d’évoluer au cours de la partie. Néanmoins, il manque de finesse et ne semble pas tout à fait aboutit. Et il dispose parfois des paramètres de gestion très limités. Sans plus attendre, voici notre test Jurassic World Evolution.

Jurassic World Evolution

Jurassic Parc. 1993. Eh oui, déjà… Le chef-d’œuvre a eu ses suites. On aime ou on n’aime pas. Mais il faut quand même avouer que c’est assez cool de voir nos potes Denver à l’écran. Même quand on n’est pas très fan du scénario et autres détails loufoques ! C’est un univers où les carnivores ont toujours faim, même avec le ventre plein ou lorsqu’ils sont stressés. Un univers où les herbivores attaquent des clôtures électriques… Mais c’est quand même cool et, sincèrement, on serait beaucoup à payer pour voir un parc comme ça. Du coup, laissez-moi vous parler un peu de Jurassic World Evolution, petit jeu de gestion qui voit grand !

 

Test Jurassic World Evolution : la gestion d’un parc peuplé de dinosaures

Il est à noter que Jurassic Parc a déjà eu son lot de jeux, dont certains jeux de gestion pas trop mal foutus pour l’époque, mais relativement classiques vis-à-vis de la concurrence du moment. Frontier Developments, à qui on doit la série des Tycoon et qui gère les codes du jeu de gestion de parc à thème, nous offre donc l’opportunité de gérer le fameux Jurassic World suite aux événements du film du même nom, à une vache mâchée près. La difficulté de la gestion d’un parc de dinosaures réside dans le fait de les laisser dans leurs enclos. A table, les petits !

Jurassic World Evolution

L’une des îles les plus difficiles du jeu. Peu de place, peu de revenus et beaucoup de typhons… Mais visuellement l’une de mes préférées.

Petit dino deviendra grand !

L’aspect gestion est classique et trop simple sur certains aspects. Mais Jurassic World Evolution propose quelques petites nouveautés qui attirent. On ne va pas se le cacher, jouer avec des dinos géants, c’est la classe. Mais, si en plus on peut se balader avec eux… Ou encore les voir évoluer et interagir entre eux, alors on ne peut que dire oui ! Et là où le titre de Frontier se démarque, ce sera sûrement par cet aspect gestion en direct. Ce sont des êtres vivants et ils vous le rappellent à chaque seconde. Il y a des moments où, pour reprendre le contrôle de tout ce beau monde, vous vous retrouvez à courir partout sur votre carte pour rattraper les catastrophes en chaîne pendant plusieurs minutes.

Chaque espèce a ses propres caractéristiques et ses propres attentes en termes d’enclos et de nourriture. La difficulté se trouve là. Faire cohabiter dans un espace restreint des bêtes qui ont des besoins différents. Si elles ne sont pas contentes, elles s’ouvrent un mur et partent se balader un peu… Avec une perte de popularité et le paiement d’assurance pour les blessés en prime. A noter que les caractéristiques des espèces peuvent être améliorées, afin de rendre les dinos plus attractifs pour vos visiteurs. Mais faire un T-Rex ultra agressif et ultra résistant ne sera pas votre meilleure idée. Bien qu’on n’aurait pu espérer un peu plus de changement de comportement une fois qu’on bidouille le génome.

On pourra se poser des questions sur les herbivores qui s’ouvrent des murs en béton à coup de tête. Et sur les carnivores capables de manger tous les dinos autour en moins de 2 min. Mais bon, ça colle à l’univers, me direz vous.

Jurassic World Evolution

 

Une gestion vite limitée

En outre, vous avez la possibilité de prendre les commandes des hélicoptères d’intervention et des jeeps des gardes (si, il y a la jeeps du 1er film !), pour endormir ou soigner vos différents résidents. Et c’est réellement immersif. Même si on déplorera un petit manque de réalité. En effet, vous pouvez rouler dans les enclos des carnivores sans que ceux-ci ne vous attaquent. Malgré ce genre de détail, l’option de jouer le pilote ou le chasseur rend vraiment l’expérience agréable. Et on se retrouve à plus jouer soit même qu’à remplir une liste d’actions à faire pour vos équipes.

On ne peut, en revanche, que se poser la question du manque d’options du genre à tous les niveaux. Vous pouvez, en plus de prendre les commandes de vos équipes, faire un tour à bord des gyrosphères. Et, c’est tout. Dommage de ne pas avoir poussé l’immersion jusqu’au bout en donnant la possibilité de suivre un touriste dans le parc. Ou encore de jeter un œil à travers les différentes attractions que vous proposez.

Car le jeu semble en faire beaucoup pour s’arrêter rapidement. Impossible de gérer concrètement les coûts. Et il semble manquer un paquet d’options pour les puristes du coin. Alors, c’est certes agréables à prendre en main, rapide, et assez facile pour ceux qui n’ont pas l’habitude des jeux de gestion. Mais on aurait pu espérer des options pour permettre au jeu d’auto-gérer ou non certains paramètres. Pour tout dire, il est impossible de décider du prix du ticket d’entrée dans votre parc !

Jurassic World Evolution

 

Une très grande durée de vie

Mais ce point noir se noie rapidement dans le résultat final. Vous devez gérer cinq îles, plus une sixième bac à sable, où tout est gratuit et qui n’implique aucun objectif réel. Cinq îles, cinq parcs bien distincts, avec chacun un défi principal à relever. Au fur et à mesure que vous faites évoluer votre parc, vous débloquez de nouveaux génomes de dinosaures. Ainsi que de nouvelles options d’amélioration et de nouvelles attractions. Une fois votre parc suffisamment développé, vous vous retrouvez à devoir gérer le parc suivant, sur l’île d’à côté.

Chaque parc est autonome. Ainsi, il vous faudra repartir de zéro à chaque fois. Petit challenge agréable et qui augmente la durée de vie d’une partie. De plus, comme vous n’aurez débloqués les derniers génomes et les dernières améliorations qu’avec la dernière île, vous pourrez retourner sur les précédentes pour améliorer et reprendre vos parcs. Pour ça, le jeu s’offre une durée de vie plus qu’agréable. J’en suis à une soixantaine d’heures et il m’en reste un peu à faire.

Jurassic World Evolution

La recherche de génome se fait à travers des recherches de fossiles. On regrettera un mini-jeu ou autre pour augmenter le plaisir de trouver des fossiles…

 

Un jeu en évolution constante

Pour vous aider à vous développer, le jeu intègre un concept de « quêtes », donné par trois divisions distinctes. Chacune vous donne des objectifs précis à atteindre. Mais aider une division vous fera perdre l’intérêt des deux autres. Il est donc presque impossible d’aider les trois en même temps pour atteindre les objectifs. Et là où ça devient intéressant, c’est qu’une division délaissée finit par saboter votre parc. Ça commence par l’arrêt des centrales électriques et ça va jusqu’au sabotage de toutes les portes de votre parc. Toutes. Ça vous occupera un peu…

Le jeu n’a de cesse d’évoluer et pour chaque situation où vous vous dites « ça aurait été bien qu’ils mettent ça », vous finissez par l’avoir. Comme les tornades et les typhons qui traversent votre parc sans payer le billet d’entrée…

Visuellement, le jeu est plus que propre. Les dinosaures sont vrais, les gens sont vrais et réagissent bien comme des touristes gavés de crème glacée. Les attractions sont fidèles à l’univers, les conseils des différents personnages de la saga sont parfois agréables et rigolos. Et mention spéciale à notre très cher Jeff Malcolm, qui vient nous narrer un peu de philosophie de la vie avec son cynisme naturel. En tout cas, il est plus présent dans le jeu que dans le dernier film… (On avait dit pas de spoils ? Ha…).

Il y en a tout un tas, et ce bon Ian met souvent les deux pieds dedans. C’est assez sympa et ça casse le rythme calme du jeu, lors des dialogues entre les différents personnages !

 

Conclusion, on fait les choses, mais pas dans le détail…Jurassic World Evolution

Jurassic World Evolution nous offre un univers lissé et propre. Il inclut 48 espèces de dinosaures et des outils de gestion pratiques et agréables. Mais aussi des petits plus, avec la gestion manuelle des équipes d’entretien du parc et un respect de l’univers assez important. La base de données du jeu permettra aux puristes des grandes bêtes de se faire plaisir en détail. La difficulté n’est réellement présente qu’au début de la création d’un parc. En effet, les revenus ne sont pas suffisamment importants pour vous développer comme vous le voudriez. Les dinosaures coûtent cher et on se retrouve à en prendre soin… Parce que, ça fait un peu de la peine de voir votre bête se faire bouffer, juste parce que vous avez ouvert la mauvaise porte !

Cependant, si le jeu dispose de beaucoup de bonnes idées, elles ne sont qu’abordées ou non abouties. On regrettera le côté « vous avez des dinos, ce n’est pas déjà assez ? ». Les combats de dinosaures sont assez tristes. En 1v1, chacun attaque à son tour et on verra bien le résultat… Vous ne verrez pas de meutes de dinosaures chasser ou se battre ensemble. Cet exemple illustre bien l’ensemble du jeu : fini et propre, mais pas assez. En définitive, les vrais fans de dinos aimeront et se sentiront impliqués. Et si la gestion n’est pas votre style de jeu favori, vous trouverez le bon compromis avec l’activité des animaux. Mais, le jeu risque de pénaliser les puristes de gestion de la première heure, faute d’options plus poussées sur certains aspects centraux et essentiels.

A vous de voir, mais en ce qui me concerne, les 65h de jeu ont été un réel bonheur. Pourtant, je n’aime pas spécialement les jeux du genre !

Strykhe

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