Phantom Doctrine : stratégie et investigation en pleine guerre froide
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Phantom Doctrine : stratégie et investigation en pleine guerre froide

Sep 13 Karik  

Phantom Doctrine est un jeu de stratégie au tour par tour, où l’investigation et la finesse tiennent une place importante. L’histoire du titre, sorti le 14 août sur PC, PlayStation 4 et Xbox One, se déroule en pleine guerre froide. Cette époque, peu souvent évoquée dans les jeux vidéo, se prête parfaitement bien au gameplay proposé et offre un jeu incroyablement immersif. Non sans défauts, Phantom Doctrine tire toutefois son épingle du jeu et mérite qu’on y accorde une plus grande attention ! Voici notre test de ce savant mélange de stratégie et d’investigation, en pleine guerre froide.

Phantom Doctrine

Phantom Doctrine est un jeu développé par CreativeForge Games et publié par Good Shepherd Entertainment. Il est disponible depuis le 14 août 2018 sur PC, PlayStation 4 et Xbox One. C’est un jeu de stratégie et d’investigation, au tour par tour, qui se déroule pendant la période de la guerre froide. Mais, ne prenez pas pour argent comptant l’histoire de Phantom Doctrine, car elle ne reflète pas la réalité.

Mes derniers jeux basés sur cette période remontent à Command and Conquer : Alerte rouge en 1996 et Operation Flashpoint : Cold War Crisis en 2001… Autrement dit, il y a fort fort longtemps ! Par contre, j’aime beaucoup la série The Americans qui vous permettra, si vous ne l’avez jamais vu, de rester dans cette ambiance de contre-espionnage à la fin de votre partie. Avant de commencer, et pour vous plonger dans l’ambiance du jeu, je vous conseille de vous mettre ça dans les oreilles.

 

Phantom Doctrine, les premiers pas

Phantom Doctrine

Dès le début du jeu, l’ambiance d’espionnage est omniprésente. Que ce soit via l’écran d’accueil ou encore la bande son, composée par Marcin Przybylowicz. Ce dernier s’est déjà illustré avec The Witcher 3 : Wild Hunt, Gwent et apparemment, le très attendu Cyberpunk 2077. Personnellement, je suis fan de la bande son ultra jazzy et de la trompette de Maciej Fortuna.

Le menu d’accueil est basique et facile à comprendre, avec les options habituelles. Le menu multijoueur n’était pas accessible, car je n’avais accès à aucune partie de disponible. Donc, ce test repose uniquement sur le mode solo de Phantom Doctrine. Dans ce dernier, on peut choisir son niveau de difficulté, avec notamment le mode Ironman en fonctionnalité supplémentaire. Dans celui-ci, aucune sauvegarde ni chargement manuel n’est possible ! A noter que j’ai particulièrement aimé la possibilité d’avoir les langues étrangères en sous-titres.

 

Création et personnalisation du héros

Le premier choix qui s’offre à nous est celui du camp : la CIA ou le KGB. Ainsi, il faut révéler un complot situé dans une Beyrouth dévastée ou chasser les traîtres à la Mère-Patrie. Après avoir terminé une intrigue pour cette histoire, un troisième choix se déverrouillera. La création est assez basique dans le genre : on choisit le nom et la photo d’identité de son personnage. Celle-ci ornera notre super passeport d’espion ! Ensuite vient  la création un peu plus poussée : choix du physique, des vêtements et des caractéristiques de son personnage. Cependant, tous ces choix sont purement esthétiques. Leur seul intérêt est de vous plonger au mieux dans la peau de votre héros. Et il n’y a aucun bonus ou malus apporté par le style vestimentaire.

Cependant, voici un conseil : ne vous y attardez pas trop. En effet, vous pourrez tout modifier à foison en jeu, si votre perso ne vous plait pas dans la salle du faussaire. Néanmoins, je suis assez déçu du rendu graphique sur la création des personnages. Regardez donc Ivan Kozlov, nom de code Kodiak, défenseur de la Mère-Patrie.

Phantom Doctrine

 

Lancement de Phantom Doctrine

Phantom Doctrine

Les cinématiques d’introduction ne sont pas les plus belles que j’ai vu. Elles relèvent plus de l’univers bande dessinée, animée en 2D, dans le style XIII pour les connaisseurs. Mais elles nous plongent directement dans l’univers du contre-espionnage et de la suspicion. Les autres cinématiques en jeu sont animées, mais ne sont pas non plus d’une qualité folle. Le didacticiel est très bien fait et nous explique clairement les bases du jeu. Il s’attarde également sur les options qui s’offrent à nous : contrôle de la zone, exécution des cibles, coût des différentes actions et possibilités des personnages.

Dans ce test, je ne parlerai pas de l’histoire, pour ceux qui veulent se plonger complètement dedans. Je déteste les spoils ! Alors, si l’intrigue reste aussi simple que la narration, elle nous plonge toutefois dans la paranoïa la plus complète. Au fur et à mesure qu’on avance dans le jeu, on se demande si on a accompli la bonne tâche… Et surtout, si on a fait les bons choix. Je passe ma première mission avec succès, sans perte et en ayant trouvé tous les objets de la zone. Fin de mission et retour au bercail.

 

La planque

Phantom Doctrine

On se retrouve donc dans notre planque. Celle-ci offre au jeu un univers supplémentaire, d’autres actions et diverses possibilités qui risquent de compromettre ce lieu… Et donc, de devoir en changer ! Vous pourrez l’améliorer, au fur et à mesure, moyennant finance. Dans votre planque, vous trouverez :

  • Le quartier de l’équipe. Il permet d’équiper, de former et de débloquer des talents d’intuition aux agents lorsqu’ils passent des niveaux afin de les optimiser pour le combat
  • Une infirmerie qui permet de soigner vos équipiers, si ceux-ci sont blessés au cours de votre mission.
  • Un atelier permettant d’améliorer ses agents en leur craftant des objets, mais aussi de débloquer des améliorations pour la planque.
  • Le tableau d’analyse donne l’opportunité de résoudre les dossiers secrets et donne de plus amples informations sur l’histoire. Rassurez-vous, un didacticiel vous expliquera tout cela. J’ai beaucoup aimé cette phase, car on sent vraiment que l’on mène l’enquête. On relève les indices et on établit les connections pour que ce soit du concret. Vous pourrez aussi assigner vos agents pour qu’ils vous aident dans cette tâche.
  • L’atelier de faussaire permet de personnaliser vos agents et de changer leur identité s’ils sont compromis sur le terrain. En assignant un agent, vous pourrez aussi créer de la fausse monnaie, pour vous aider à payer vos améliorations… Ou tout autre besoin financier.
  • La carte de voyage ou le centre névralgique de votre planque. En effet, c’est ici que vous donnerez les ordres à vos agents, au nombre de 7 au départ (vous compris). Vous les ferez voyager pour récolter les informations, mais aussi débusquer l’ennemi et faire avancer votre tableau d’analyse des informations… Et plein d’autres choses que je vous laisse découvrir ! Mais, petite astuce offerte gratuitement par votre serviteur : évitez les voyages en solo, c’est morose ?

 

Que penser de Phantom Doctrine ?

Au niveau gameplay, je suis attristé de la nullité des angles de tir en jeu. Je m’explique : vous êtes caché derrière un mur ou accroupi sous une fenêtre. Un ennemi passe à vos côtés et vous détecte, sans avoir le champ de vision. Votre personnage va tout simplement se lever pour que l’ennemi le mette en jeu et fasse feu plus facilement… C’est aberrant, non ? Ne vous attendez pas non plus à un jeu bourrin. Il faut de la stratégie et de la finesse pour certaines missions. Vous êtes des espions hein, vous n’êtes pas dans Soldier of Fortune ou dans RICO (pour ceux qui lisent nos tests) !

En lançant Phantom Doctrine, je pensais me prendre pour James Bond et me la jouer en solo, en dessoudant du méchant à foison. Mais en fait, me voilà dans un épisode de The Americans, où je navigue en eaux sombres en me demandant si j’ai toujours fait les bons choix. Vraiment, cette sensation en mission de me planter à chaque choix et que je vais le regretter par la suite… Je crois que je n’ai jamais autant sauvegardé sur un jeu au tour par tour !

Au niveau de la durée de vie, je pense qu’il y a de quoi vous occupez facilement une bonne cinquantaine d’heures grâce aux trois campagnes disponibles. Voire plus, si comme moi vous passez plus de temps à écouter la musique dans votre planque qu’en mission ! Enfin, derniers conseils pour la route :

  • gérez votre stress, aussi bien que vos agents et vos planques
  • ne négligez aucun conseil ou informations
  • apprenez à connaitre votre ennemi
  • une bonne reconnaissance du terrain
  • et surtout… Don’t trust Anyone !

 

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Phantom Doctrine PC : configuration minimale et recommandée

Configuration minimale Configuration recommandée
OS / Système d’exploitation Windows 7 / 8 / 8.1 / 10 Windows 10
CPU / Processeur Intel Core i3-2100 / AMD Phenom II X4 965 Intel Core i5-4670K / AMD FX-8320
GPU / Carte graphique GeForce GTX 550 Ti / Intel HD 620 / Radeon HD 5770 GeForce GTX 960 / Radeon R9 290X
RAM 6 GB 16 GB
Espace disque 35 GB 35 GB
DirectX Version 11 Version 11

 

Karik

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