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[ARTICLE] Les jeux du mois de mai

[ARTICLE] Les jeux du mois de mai

Publié par zarma le 29/06/2010 à 11:53
Vous n'avez pas forcément pu jouer à tout ce qui est sorti en mai. Je vous comprends, il y avait tellement de bons jeux pour tous les gouts. Alors vous savez quoi, je vous raconte ce que vous avez raté avec brio dans le dossier qui suit. Non parce que c'est bien beau de toujours acheter des Modern Warfare et des PES, mais il y a d'autres softs qui valent le détour.



Ceux qui me lisent régulièrement savent que le pifboum est important pour moi. Ceux qui sont irréguliers, je sais ou vous habitez, mais comme je suis sympa, je vous explique. Le Pif-Boum, c'est généralement la recette de ma relation avec les jeux vidéo. C'est une formule assez complexe demandant deux éléments particuliers : des bourre-pifs et des gros boums.
J’en parle moins, mais les westerns et les choix impossibles tels que Beatles ou Rolling Stones voir parfois Saucisson/bière ou Fromage/Pinard sont généralement sujet à fascination chez moi. Rassurez-vous sur la nature de mes dilemmes, je ne vais pas vous proposer un apéro à la goutte d’or.

Me voilà donc damné, en mai sortaient 4 jeux correspondant chacun à ces points importants de mon existence. Dans un premier temps, Red Dead Redemption se voulant un GTA au Far-West, Split/Second, un jeu de voiture basé sur la destruction du décor à grand renfort d'explosifs. Puis UFC 2010 (qui n'a pas entendu parler de Mixed Martial Arts au 21e siecle ?) et Alpha Protocol, se vantant d'être "The Espionnage RPG" et proposant le choix comme moteur principal.

Il me les fallait. TOUS. C'est comme ça. Après tout, je fais ce que je veux avec l'argent gagné à la sueur de mon front.

Et chacun méritait son petit texte.
Un parcequ'il est assurément l'un des meilleurs jeux de l'année. Et donc il aura son test à lui, perso, tranquillou dans une semaine.
Deux, parce qu'ils passeront malheureusement relativement inaperçus, noyés dans l'actualité de ce printemps. Mais leur qualité mérite l'attention, même si ce sont des softs durs à prendre en main et à maitriser.
Et un dernier car il divisera les foules. Enfin le peu qui y auront joué. Certains crieront au génie, d'autres à la diarrhée vidéoludique, on verra qui a raison et qui mérite de moins la ramener.

La première partie (Split/Second) est dans ce post.
La seconde (UFC) est ici
La troisième (Alpha Protocol) là


Ne perdons plus une seule seconde.

Quick Robin, to the zarmamobile... Zarma tinininininin.... zarma !

SPLIT/SECOND: VELOCITY



Plates-Formes : Xbox 360, PS3 et PC.
Test effectué sur : Xbox 360 et voix anglaises
Date de sortie PAL : 21 mai 2010
Editeur : Disney Interactive Studios
Développeur : Black Rock Studio



Un petit peu de skill et beaucoup de fourberie
Hmmm oui, bref. Me voilà au volant d'une voiture de course toute brillante, neuve et rutilante. Mais non, ce n'est pas une batmobile, je suis tristesse. La voix dans le haut parleur m'indique que si je réussis les épreuves préliminaires, je pourrais participer à cette saison du tout nouveau show télé : Split/Second. Je n’ai pas vu la réclame à la télé, mais je suppose qu'elle devait se terminer par un truc ressemblant à peu près à (voix rauque) "Split/Second...Because anything can happen in one.... SPLIT SECOND !". J’aurai tellement du travailler dans la publicité, mes phrases d’accroche sont aussi nazes que la moyenne.

Dès le début j'ai eu un peu de mal pour gérer le drift. Il faut me comprendre, à part dans un GTA ou l'occasionnel Burnout et Flatout, les voitures dans le jeu vidéo représentent généralement le mal à mes yeux. Ca fait juste vroum, ça explose quasi jamais, ça met pas des grosses mandales à part dans StuntMan ou alors ça donne des trucs surestimés comme Mario Kart quand c'est traité de manière "rigolote". Je peux trop rarement sortir mon flingue et buter des gens... Bref, rien de folichon.

Pourtant, j'avoue, j'ai dépensé de l'argent pour y jouer et même si vous n'aimez pas le vroum, vous devriez surement faire pareil. Je vous explique un petit plus tard.
Bref, je les torche ces épreuves préliminaires, ça aurait été bête de ne pas arriver à dépasser le tutorial. Et voici le mode saison lancé.
72 épreuves, répartis en 12 épisodes. Chacun est composé de 4 courses ou défis divers, d'une épreuve bonus déblocable en démontant un certain nombre d'adversaires pendant l'épisode et d'une course d'élite, d'un niveau bien supérieur au reste.

On obtient le droit d'y participer en accumulant des points.
Des points ? Oui des points. Plus mon classement dans une course donnée est proche du 1er, plus je gagne des points.
A chaque pallier, ils débloquent soit une nouvelle voiture, soit la prochaine course d'élite.

On ne décide pas de leur attribution. Oui, en gros, les développeurs décident pour vous. Tiens, t'aimes pas cette caisse ? Bah on s'en fout c'est cadeau. Tu voulais l'autre ? T'attends. Merci les potes...
Si l'on réussit assez bien la course d'élite ou mieux si on gagne, on obtient le droit de passer à l'épisode suivant.

Et ainsi de suite.

Et donc, je réfléchis à cette grande idée. C'est super sympa les mecs mais moi les jeux de courses... Ah... Si j'aime Michael Bay ? Bah c'est à dire qu'en terme de cinéma, il est assez mauvais mais si on parle de grosses explosions ou de Megan Fox il est carrément surdoué alors... Ah... Comment ? On fait la course mais en plus on fait tout péter pour emmerder ses ennemis ? Mais c'est formidable. Je signe où ?



Ouais, formidable.


Le concept est vraiment tout bête. Une gâchette pour accélérer, une pour freiner. Un bouton pour les petits powerplay, un autre pour les gros et un troisième pour passer en vue intérieure. Pas de frein à main, pas de changement de vitesse, rien. Juste de la simplicité et de l'efficacité. Cela est d'autant plus évident que le seul HUD du jeu est situé en dessous de la voiture de manière parfaite : la position et les jauges de powerplays.

Oui, j'ai utilisé les mots powerplay et jauges. Plus vous driftez, gagnez de l'aspiration (draft), sautez ou esquivez des débris et plus votre barre de pouvoirjeu (je suis très mauvais en anglais) augmente. Cette barre est divisée en 3 parties. Les deux premières sont bleues et la troisième est rouge.
Tant que votre jauge reste dans le bleu, vous avez le droits au powerplays mineurs : Bidon d'explosif laché par un hélico, batiment qui perd quelques débris, voitures sur le bas coté qui virevoltent en flammes vers la piste et j'en passe. Bien timés, ils permettent de briser un ou plusieurs adversaires. Si ce n'est pas le cas, le pilote frôlé verra (dans le pire des cas) son véhicule lui échapper le temps de quelques secondes. Qui peuvent être fatales, ne vous y méprenez pas. C'est assez surprenant de se rendre compte que les murs arrivent rapidement de face.

Mais les powerplays de niveau 2, ceux avec des cojones tellement énormes qu'elles doivent être transportées dans des brouettes changent vraiment la donne. On parle ici d'un Boeing 747 qui vient s'écraser sur une piste, d'un pont qui s'écroule et autres tours en tout genre. En plus de briser plusieurs conducteurs à la fois, ces évènements ont souvent pour effet de modifier durablement le circuit pour les prochains tours. Forcément, ces attaques spectaculaires vident toute votre barre, ce qui vous rend assez démuni au cas où vous seriez doublé par la suite. A vous de bien gérer.

Et voilà, tout cela, c'est la porte ouverte aux stratégies, essayer de bouffer tout le monde en enchainant les explosions ou tout garder pour déclencher les flammes de l'enfer et tourner le circuit à votre avantage ? Vaut-il mieux se laisser doubler, gagner de l'aspiration et l’exploser avec un bout de pont ? Il faut aussi garder en tête que la plupart des powerplays ne sont disponibles que pour un tour mais peuvent donner place à de nouveaux évènements en contrepartie. Faire boum boum au hasard marche un temps mais la préparation peut vous sauver sur le long terme.



Le HUD est définitivement un modèle de simplicité.


Des cloques sur les doigts
En plus de la bête course à 8, il y a aussi une version Elimination des différents circuits: toutes les 30 secondes, le dernier en lice est éliminé, jusqu'à ce qu'il n'en reste qu'un. C'est très nerveux et efficace dès qu'on commence à se retrouver à 4 ou moins. Vive les camions qui débarquent au dernier moment pour vous recaler en fin de queue. S'il y a bien un mode propice aux coups de péripatétiputes, c'est celui-ci.

Rajoutons à cela, Detonator. Pour faire simple, il s'agit bêtement du classique Time Attack mais cette fois avec des powerplays se déclenchant très fréquemment. Il faut une bonne connaissance du terrain et un timing précis pour espérer se classer correctement.

Jusque là, nous sommes dans le classique, mais les deux modes (et demi) suivants sont assez uniques.

Le premier Survival : Il faut dépasser une série de camions sans se faire exploser par la chiée de tonneaux déversée. Facile dis comme ça ? Hmmm. Attendez un peu d'en voir sur toute la longueur de la route, d'exploser et de tout devoir recommencer.

Les suivants sont très similaires entre eux. Air Attack vous demande de résister de la manière la plus parfaite possible aux missiles d'un hélicoptère vicieux. Air Revenge porte bien son nom. Il vous demande toujours d’esquiver les attaques de l’autre oiseau de fer mais aussi d'engranger de la jauge de PowerPlay et de contre attaquer (en lui renvoyant tout en pleine face) avant le temps limite. Après avoir peiné sur le premier mode, accéder au second est un certain bonheur. Même si au final, la différence entre les deux est finalement assez mineure.



Le mode Air Revenge dans toute sa simplicité et ses explosions.


Si vous m'avez lu de manière attentive, vous avez compris que j'ai bien galéré.
Et bien oui. Split/Second n'est pas facile. Même certains amis bien rodés aux jeux de caisse s'y sont cassé les dents. Les ennemis dans la plus pure tradition Mario Kart, garderont leurs jauge pour vous et laisseront la voiture de tête vous mettre 6 secondes dans la face sans aucune forme de scrupule. Et puis des bugs aussi, ou des moments très cheap. Exemples ? Je frôle deux secondes la bordure de la route en ligne droite, et paf, me voilà explosé. Je me fais défoncer par un powerplay ? Okay, je suppose que ça arrive, je respawne, je me fais rentrer dedans par 3 voitures de suite, avant de pouvoir revenir à nouveau... Je viens de passer de 1er à 8e en deux secondes. Formidable.

Plus sérieusement, l'équilibrage du jeu, même en online laisse parfois à désirer. D'une part, il n'est possible de déclencher un PP que sur un adversaire se trouvant devant nous. Pas derrière. C'est assez dommage et laisse souvent les mieux classés à la merci des autres joueurs.

Inversement, il suffit que le premier prenne un petit peu d'avance pour que le reste du peloton se bouffe constamment entre eux en laissant le leader prendre 5 à 10 secondes d'avance facile. Une fois que la situation est calée comme ça, c'est la victoire quasi assurée pour l'un des joueurs. Je ne suis pas en train de demander une carapace bleue, c'était trop souvent l'abus, mais juste un peu d'espoir pour ceux qui sont un petit peu en arrière. Bien sûr on pourrait revenir sur le classique débat concernant la justesse de donner un petit coup de pouce au meilleur ou au moins bon en reparlant de Mario Kart ou avec une certaine mauvaise foi de Street Fighter IV et son système d'ultra.

Malgré ces petits soucis de balance, le tout tourne très bien et le bonheur d'exploser les 3 enfoirés devant vous en faisant péter un barrage ou d'esquiver de justesse l'éboulement de rochers afin de rester premier, il se passe toujours quelque chose pour maintenir votre concentration et votre niveau d'adrénaline. On aimerait juste que ce soit comme ça pendant tout le jeu, parce qu'au bout d'un moment, avec si peu circuits, on tourne un peu en rond.



Ca va faire mal pour les suivants tout ça.


De la nature toute relative de la diversité
Oui. Par si peu, je veux dire 12. Dont certains ont des bouts de route et de powerplay en commun...

Alors effectivement, comme il arrive souvent que des explosions les modifient, on fait rarement deux fois de suite le même circuit. Ca n'empêche pas de donner l'impression de tourner en rond à deux ou trois épisodes d'intervalle. Alors certes, ceux du mode survival sont uniquement prévus pour ce style de jeu, mais les autres se partagent sans cesse les 12 terrains. Ca rend la saison impossible à jouer à plus d'un ou deux épisodes à la suite, la lassitude s'installant trop rapidement.

Surtout que le coté "télé-réalité" mis en avant dans les trailers et au début de chaque épisode est totalement oublié pendant les courses ou dans le classement. Ah si, on a vaguement un petit retournement de situation scénarisé à la toute fin, mais il sort tellement de nulle part que j’en ai ri devant mon écran. Des commentateurs, désactivables au cas où ils seraient trop pénibles ou des statistiques de popularité auraient été la bienvenue. Ils ont touché quelque chose du doigt mais on a juste l'impression qu'ils l'ont utilisé juste pour justifier que des bouts de ville ou de port explosent partout. Surtout que les commentaires étaient présents dans certains des trailers du jeu.

Rien ne change en online.

Sauf que cette fois-ci, les modes Detonator et Air ramens sont supprimés. Normal, on sent clairement qu'ils seraient injouables ou très chiants en multi. Quoique Detonator en 1VS1 avec un joueur qui trace et l'adversaire qui déclenche les powerplays pour empêcher le premier de battre le temps du second, ça aurait pu être réussi.

Le multi, c'est le solo avec des joueurs souvent moins doués que le CPU mais plus vicieux, ça change la donne et nous présente le jeu sous un autre jour. Il y a bien un système de classement mais pas de quoi se relever la nuit pour se faire une petite partie.
Pour ceux qui préfèrent jouer avec leurs amis en vrais, j'espère que vous ne les voyez qu'un par un. Il y a bien un mode Split Screen bien foutu avec choix de division verticale ou horizontale mais en 1 VS 1 uniquement. C'est bête, à 4, ça aurait pu être une expérience mémorable.



AH ! Ounaide, messieurs, ounaide.


La qualité d’une explosion est souvent égale à son nombre de pixels.
Le jeu ne se démarque pas du reste graphiquement, ça reste moyen, l'impression de vitesse marche tout de même et aucun ralentissement n'est à noter quand tout explose. Le tout reste plaisant avec assez d'effets pour être efficace dans la démarche.

Par contre la musique est encore plus répétitive que les que les circuits : assez peu de morceaux, tous très fades. On sent bien la volonté d'exciter et de motiver le joueur mais c'est un gros ratage. Rien à signaler sur les bruitages.
D'un point de vue technique, que les temps de chargement soient parfois un peu longuets pour accéder au circuit suivant, passe encore, qu'on s'en tape un de 15 secondes pour passer du menu de l'épisode à celui du mode saison, ça relève du pénible.


Les succès sont assez classiques pour un jeu de voiture. Gagner tous les évents, démolir X ennemis avec tel powerplay et j'en passe. Précisons bien sur le passage obligé vers le online. Si on en collecte plusieurs lors des deux premières heures de jeu, ils se raréfient vers le milieu du jeu. Rien de mémorable ou de particulier. La liste est là sans l'être. Surtout qu’après avoir enduré les 12 épisodes du mode carrière sur une dizaine d’heure, l’envie d’y retourner pour glaner encore quelques succès n’est plus là.



"Ah putain, ah putain, ah putain, trace sale caisse à savon, trace !" (pensée de pilote)


Pour conclure, c'est une expérience passionnante remplie de nervosité et d'esquive in extremis mais ruinée par le peu de vrai contenu, plusieurs imperfections dans le système de jeu et quelques bugs. Dommage. Pour moi c'est un [7] sur...

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9 commentaires

  • zarma a laissé un commentaire le 29/06/2010 à 23:54
    DCCHHHHHHHHHHHHH... Boom.



    Ouh c'est un High Kick qui m'atteint alors que je voulais tenter un crochet droit.
    Je suis visiblement sonné et lance un double leg takedown désespéré pour m'en sortir mais son sprawl est parfait. Il me renverse rapidement pendant que je reprends mes esprits. Ca y est, il tente le mount. Je le contre dans un coup de désespoir, et ça marche, je suis en full gard et sur lui. Je commence à balancer mon plus beau ground & pound. C'est enfin à lui de déguster, mes grosses patates de tout à l'heure ont portée leurs fruits. Je place sa jambe en ankle lock et je tire, je tords... Il tape. J'ai gagné. Je suis enfin champion middleweight...

    Vous n'avez rien compris à cette fin de match ? C'est surement que le monde du MMA et de l'UFC en particulier vous est relativement étranger. Vous en avez forcément entendu parler cependant...
    C'est l'un des sports les plus en vogue actuellement avec une popularité qui ne cesse de croitre. Si seulement ça pouvait nous débarrasser du football.

    UFC 2010 Undisputed



    Plates-Formes : Xbox 360 et PS3.
    Test effectué sur : Xbox 360 et voix anglaises
    Date de sortie PAL : 28 mai 2010
    Editeur : THQ
    Développeur : Yuke's




    Gros pains, câlins virils et bras cassés.
    Pour ceux qui n'ont pas suivi, je présente rapidement.
    Dans le monde du MMA (Mixed Martial Arts), on se tape dessus en duel.
    A peu près tout est autorisé, poings, pieds, coudes, genoux, prise au sol, soumissions etc... Il y a bien sur des exceptions pour garder un semblant de dignité et éviter des blessures trop évidentes : pas de coup aux parties génitales, pas de tirage de cheveux, pas de genoux dans le visage d'un mec à terre etc...

    Un peu comme dans les vrais matchs, la version vidéoludique va s'orienter autour de 3 aspects assez particuliers. Le jeu debout (stand up) avec une approche finalement très Muay Thai : Poings, pieds, genoux, coudes. La lutte debout (clinch), prise de laquelle peuvent partir des coups directs au corps et à la tête ou carrément une bonne grosse prise de lutte pour mettre au sol (takedown). Et le jeu au sol (ground game) où il s'agit de manœuvrer autour de son adversaire et d'établir la meilleure position possible afin de lui asséner des coups violents à répétition (ground & pound) ou de le soumettre avec une prise.

    L'idée c'est que chacun aura sa préférence et son style de jeu. Certains apprécieront la simplicité et le classicisme du stand-up, d'autres préfèreront foutre des GROKNEE dans la clinch Muay Thai pendant que l'adversaire essaye de se dégager tant bien que mal. Personnellement, j'ai une grande affection pour le ground & pound, arriver sur le mec en position montée (ou mount, la position la plus dominante du sport, complètement à cheval sur l'adversaire) et lui assener coup sur coup en murmurant "grosse patate, grosse patate". Parfois, une grosse patate est interrompue car je viens de me faire chopper par un expert en Ju-Jitsu. "Lache mon bras, lache mon lache..." Bah voilà, je suis tout soumis.
    Les combats standards sont composés de 3 rounds de 5 minutes. Ils peuvent se terminer par KO ou Technical KO (quand l'un des combattants est jugé inapte à poursuivre le combat ou ne peut plus se défendre de manière intelligente) ainsi que par soumission (quand le perdant tapote l'adversaire ou le sol avec sa main). Bien sur, dans le cas ou aucune de ces probabilités n'ai été rencontré, le match est noté aux points par 3 juges.



    Cas d'école de la grosse patate qui perd face à la soumission bien placée : Mir vs Lesnar I


    So you wanna be a fighter?
    UFC Undisputed 2010 reprend dans tous ces aspects, le système du 2009. En effet, après plusieurs tentatives que l'on qualifiera poliment de pitoyables, le MMA trouvait enfin ses lettres de noblesse, l'année dernière, chez les japonais de Yuke qui s'occupaient déjà pour THQ de la série des Smackdown VS Raw.

    Le jeu était complexe, trop même. Il fallait, pour être efficace, maitriser un peu les 3 aspects et connaitre un minimum les bases des 6 techniques (Muay Thai, Kickboxing, et Boxe pour le stand up, Judo, Brazilian JuJitsu et Wrestling pour le grappling et le sol). Si ce n'était que ça. Il fallait aussi retenir les différentes positions, les façons d'y arriver de contrer les attaques ou de les parer sans oublier de connaitre un peu les personnages majeurs du jeu afin d'exploiter leurs forces et faiblesses. Sans compter qu'on se retrouvait avec 5 classes de poids différentes et donc des styles de jeu quelques qui l’étaient tout autant selon celle choisie. C'était assez inaccessible au premier abord, la courbe d'apprentissage était très rude. Tellement que beaucoup s'y sont cassées les dents et ont abandonné alors qu'ils étaient autrement séduits par le jeu. L'idée derrière cette difficulté, c'est qu'il faut bien retranscrire efficacement un sport qui est lui même, compliqué, complet et varié.
    Ca réussissait très bien son job à ce niveau, jamais le joueur n'a été plus proche de la réalité.



    AHA ! Grosse esquive de ton coup tout télégraphié !


    Mais ça ne suffisait pas. Alors les développeurs ont décidé cette fois de rendre le tout extrêmement simple et accessible.

    Non je déconne. C'est toujours ultra complexe, avec une parade pour chaque action, des reversals à timer au quart de poil, l'ajout de la gestion de la cage et d'un système d'esquive rappelant Fight Night Round 4. En moins bien. Sans parler des nouvelles transitions, nouvelles positions, nouveau système de soumission. Et pourtant, le tout semble plus user friendly. Les transitions entre deux positions se font toujours avec le stick gauche mais cette fois observent une certaines logiques dans le mouvement des doigts. Le but est de rajouter une couche de manœuvres et de possibilité pour coller encore plus à la réalité tout en arrivant à introduire les nouveaux au ground game de manière plus naturelle.

    Et ça marche, les combats sont toujours aussi bons.
    On se retrouve avec ce système complet qui retranscrit du mieux qu’il peut un vrai combat de MMA. Les coups obéissent au doigt et à l’œil avec même une certaine possibilité de les feinter. Leur impact est saisissant. Prendre une grosse patate, ça fait son effet direct. Que l’on gagne ou que l’on perde. La satisfaction d’avoir mené une vraie « guerre » comme le disent eux même les combattants est toujours jouissive. Tellement qu’entre deux joueurs du même niveau, on est vite tenter d’enchainer plusieurs matchs d’affilée en changeant de catégorie de poids, tellement les combats sont serrés.

    On parle de contre de contre, de retournements de situation, et de grosses mandales qui passent, juste quand il faut. On essaye d'amener l'autre sur notre terrain de prédilection pour le dominer, on tente de le prendre par surprise en utilisant toutes les techniques de mindgames les plus fourbes possibles. Surtout qu’il n’y a pas de barre de dégât, tout au plus une barre de stamina, mais ça s’arrête là, il faut se baser sur ses estimations et la couleur rouge que commencent à prendre les parties endommagés du corps de l’ennemi. Forcément, un surplus de coups à la tête débouche sur un KO. Mais si vous bloquez trop, ce sont vos bras qui vont douiller et lors de la prochaine armbar, il y a de grandes chances qu’ils ne puissent supporter la pression. Petit défaut tout de même, le système de soumission est assez mal expliqué dans le tuto, et il faut espérer passer quelques temps sur internet afin d’assimiler l’exact fonctionnement de celui-ci. Alors que c’était beaucoup plus intuitif et simple dans le 2009.

    Je pense qu'on a là, le gameplay le plus abouti en matière de combat libre. On verra ce si EA MMA peut le détrôner, mais ça semble mal parti. Et puis pour peu que vous aimiez un petit peu l'UFC, se taper des dream matches comme Anderson Silva VS Shogun Rua apporte un petit plus indéniable à l'ensemble.



    GROSSE PATATE !
    (J'aime bien Cain Velasquez, il a un peu la même philosophie de combat que moi)


    Mais que serait un roster de plus de 100 fighters et un système de combat au poil sans des modes de jeux alléchants ?

    Autant dans la série des SVR, on pouvait varier les plaisirs en faisant des matchs jusqu'à 6 avec des dizaines de stipulation différentes, autant cette fois, on se retrouve uniquement avec du 1 contre 1 basique. Il faut alors essayer d’éviter la lassitude. Dans cet esprit, on se retrouve avec un title mode (course pour le titre) et son frère plus vicieux le title defense. Sous la forme de Survivals assez ardus, vous pourrez incarnez votre star préférée de la baston. Basique, efficace, lassant.
    Plus intéressant : le retour des legendary matches. Il s'agira ici de recréer les moments clés de certains matchs de l'année 2009 et d'avant ou de changer l'histoire en incarnant le vaincu de ces confrontations. Si vous êtes doués et que vous remplissez les conditions nécessaires, vous gagnerez un petit montage du combat et des interviews d'après combat. Intéressant et comportant des défis de différents niveaux, il y en a pour tout le monde et ça force parfois à travailler la défense d'une manière assez radicale.
    Si un seul combat ne vous suffit pas, le mode event est là pour vous permettre d'inventer vos propres PPV ou de revivre celui de votre choix. Encore une fois, tout est fait pour coller à la réalité. Le gladiateur et les choeurs, les combattants qui parlent pendant leur shadowboxing et bien sur les inénarrables Mike Goldberg et Joe Rogan.



    Et bien sûr, l'inénarrable Bruce Buffer. "Iiiiiiiit's Tiiime !"


    This is how!
    C'est le mode carrière, bien évidemment qui compose le gros du gâteau.
    Il s'agit de créer un fighter de toute pièce avec un système de customisation un peu hasardeux mais fourni et complet et de lui faire gravir les échelons du MMA. Vous commencez dans une ligue indépendante, la WFA avant d'être recruté par Dana White et de finir un jour champion ? Qui sait.

    Cette fois, tout est plus scénarisé. L’année dernière on se contentait d’avoir des gros tableaux, des mails un peu génériques et des commentaires pendant les matchs balancés par ici par là.

    Cette fois, les commentaires de Rogan et Goldberg tiennent compte de votre passif et même de votre entrainement. A moins que vous soyez invaincu et terminiez toujours tous vos matchs par KO, vous devriez avoir assez de variété à ce niveau. Vous aurez droit aux célèbres interviews de fin de match avec la possibilité de lancer des rivalités dignes d’Ortiz/Liddel ou des amitiés tout à fait viriles.



    A vous les têtes d'affiche, la gloire, le champagne et les prostiputes.


    Vous écrivez un petit peu la destinée de votre fighter en lui donnant une personnalité et une histoire propre. Le tout est renforcé par le système d’apprentissage des techniques. Avant, tous les combattants Kickboxing custom avaient les mêmes coups. Cette fois, vous partez d’un arsenal de coup basiques variant un peu selon le style de déplacement que vous avez choisi (Muay Thai, MMA, Boxer etc) et après, vous décidez quels coups vous voulez apprendre et jusqu’à quel niveau de perfectionnement.

    Libre à vous de faire le combattant de vos rêves. Réfléchissez quand même, au final, c’est comme une voiture mal customisée, ça risque de vous desservir si vous rajouter des ailerons n’importe comment. Il faudra aussi bien organiser vos semaines entre vos combats. Il faut penser à améliorer constamment la gestion des 3 attributs principaux (force, vitesse, cardio) et des différentes habilités (poings, coups au sol, soumission, transitions etc, avec une partie défense et offense). Sans trop en privilégier certains. Car si vous négligez l’entrainement d’une partie au détriment d’une autre, celle-ci se dégradera et vous laissera bien démuni quand vous en aurez besoin. C’est une vraie plaie à bien gérer lors de la première partie mais peu à peu on s’y fait et on apprécie le coté réaliste. Aspect renforcé avec le fait qu’au fur et à mesure que votre personnage vieillit, il vous faut plus de travail pour obtenir les mêmes résultats.

    Ca parait difficile comme ça, mais le jeu est gentil. Quand vous commencez à jouer, avant de passer pro, vous avez le droit à quelques combats amateurs réglés sur les 4 niveaux de difficultés. Ils vous aideront ainsi à calibrer votre niveau et à estimer la partie qu’il faut entamer. Et croyez moi dès le 2nd niveau (advanced) ça commence à envoyer sévère. Quoique, en général, à cause de vos stats qui ne sont pas assez avancées et surement du jeu qui s’amuse avec vous, quelque soit le niveau, les combats entre le rang 10 et le championnat sont beaucoup plus difficiles que le reste alors qu’une fois le championnat acquis, les choses se calment. Dommage car les scénarios de perte de titre puis d’efforts pour le reconquérir sont clairement les plus intéressants du sport.
    Une véritable aventure en lui-même et le cœur du jeu, le mode carrière, c’est aussi l’occasion de perfectionner sa technique, d’apprendre et de tester ce qui va ou pas. Avant d’attaquer le online.



    C'est pas beau comme KO imminent tout ça ?


    Un online avec la tête de Diego Sanchez après avoir rencontré BJ Penn.
    Si vous y arrivez. Parceque se connecter à un ranked match tiens plus du calvaire qu’autre chose. Recherche qui met du temps, connexion au serveur qui tente et échoue. Et rebelote. Ah si parfois, le soft vous propose de créer votre session, mais l’option n’est pas dispo dès le départ. Je ne parlerais même pas des combattants proposés. C’est très gentil, de me mettre contre un mec avec un record de 75victoires-15défaites, mais c’est mon premier match les gars. Ah c’est ça ou l’autre qui est 98 à 2… Ah bon. Bah, ça va piquer. Comme les yeux. Ooooh oui, parceque ça lague. C’est un peu embêtant dans un jeu ou un reversal calculé à la bonne seconde peut changer le cours d’un match.

    Autant vous dire que je n’ai pas cherché à faire plus de 5 combats. Pourtant ce détail ne m’avais pas dérangé sur le 2009 mais là, le système au sol étant plus réactif et nerveux, la moindre erreur de timing et c’est votre session de ground & pound vous est renvoyée dans la face.

    C’est pour un mode de cette qualité qu’il y a un code avec le jeu pour pouvoir profiter du contenu on-line ? Pour ceux qui n’ont pas suivi, c’est une méthode anti-occasion qui forcera tout second acquéreur du soft, à repayer un DLC juste pour pouvoir profiter du jeu en ligne. Que l’on utilise des méthodes douteuses, c’est déjà assez tendancieux en soit, mais que le contenu ne soit pas au rendez-vous, c’est le ponpon. Surtout que le soft vérifie la présence du contenu à chaque lancement et nous gratifie de 30 secondes de loading inutile. Super.



    UFC 2010 ranked match (allégorie)


    Cauliflower ears
    Le jeu n’est pas spécialement beau (même s’il s’en tire très bien) ou extrêmement fluide. Mais pour ce qui est des animations, c’est vraiment saisissant. Déplacements, coups, transitions, tout y est. Certes, les passages de full gard à half gard se font de manière plus souple qu’en vrai, mais on ne peut pas tout avoir. Ca reste une réalisation top niveau. Quand je vois ce que prépare EA MMA à coté, je rigole doucement. Et puis les fighters sont très bien modélisés. Y'a qu'à voir la tête défoncée et ridée de Minotauro Nogueira pour s'en convaincre. Pareil pour les coupures et autre équimose sur les visages, on a mal pour nos avatars de pixels.

    Les sons accompagnent parfaitement le reste, les commentaires sont assez vivants bien qu’ils peuvent sembler redondant parfois. Il y a toujours ce coté « enregistré » qui entamera toujours la crédibilité du tout. Enfin, je pardonne, Joe Rogan a ressorti la phrase « Shin to the chin, good night ».
    Alors par contre la BO... Autant l’année dernière on avait « Face the pain » et quelques autres gros trucs metalleux bien dégueulasses qui collaient parfaitement à l’ambiance, autant là, les musiques héroïques pompeuses, non. Juste non. C’est fade, ça ne va pas du tout et ça finit par nous rentrer dans la tête de manière désagréable.

    Et les menus ? Ah cette fois, les menus sont un bonheur, pas comme l’année dernière ou on passait 15 minutes à changer un sponsor sur un short. Un gros progrès qui rend la navigation et le jeu plus agréable. Par contre, les temps de chargement sont tout simplement scandaleux par moments. Particulièrement celui pour afficher le menu du mode carrière. Je veux bien qu’il y ai un environnement de gymnase derrière avec des mecs en en train de s’entrainer derrière mais quand même. Parfois j’ai l’impression que Yuke sont passés par une période intense de nostalgie et se sont dit « tiens, et si on refaisait un jeu avec des loadings dignes des Smackdowns sur PS3 ».

    Les succès sont même assez fades. Il y a bien quelques perles comme « Cocky SOB » pour taunter son adversaire 5 fois dans un match ou Honorable Fighter pour toucher les gants de son adversaire 10 fois au début d’un match. Sinon, c’est du basique, terminer ou tester tel mode de jeu, briser X adversaires online ou battre le CPU dans telles conditions. Les achievements du précédent étaient beaucoup plus rigolos, je me rappelle avec une certaine tendresse de celui qui consistait à faire voler le protège dent de votre adversaire à plus de 3 mètres.


    Parfois, Shane Carwin lui aussi a besoin de tendresse.

    Le mot de la fin ?

    C’est une version améliorée du 2009, plus intuitive, plus fun, plus complète, plus variée et plus d’emmerdante pour le jeu online. En gros, ils ont pondu un système de combat au poil l’année dernière, et cette fois ils s’attellent à construire autour. Sur le papier c’est bien.
    Et Alors ? Alors on est content mais on se dit que le coup de maitre aurait pu être cette année. Alors ce sera un [8].
    Bon, je parle je parle, mais j’ai décidé d’arrêter le combat libre, c’est trop d’emmerdes, je vais plutôt me lancer dans l’espionnage.
  • zarma a laissé un commentaire le 29/06/2010 à 23:54
    AHAHA. J’espérais tromper qui ? L’espionnage c’est des emmerdes. Que ça. Sexe, mensonges et vidéo un peu. Dans le monde d’Alpha Protocol, c’est surtout dialogues formidables, choix moraux cornéliens et gameplay à chier. Mais la sauce prend… Tellement qu’au final, j’étais Michael Thorton.



    ALPHA PROTOCOL



    Plates-Formes : Xbox 360, PS3 et PC.
    Test effectué sur : Xbox 360 et voix et texte en anglais.
    Date de sortie PAL : 28 mai 2010
    Editeur : Sega
    Développeur : Obsidian



    It gets the job done.
    Oui, vous ne choisissez pas votre nom ni la façon dont vous commencez. Dans une infirmerie à moitié drogué. Premier réflexe ouvrir le PDA qui se trouve placé à coté de vous de manière convenue, discuter avec la mignonne asiatique qui cherche à vous faire évader puis suivre ses conseils pour… découvrir que vous êtes bien recruté par Alpha Protocol.

    Ce service secret est là pour effectuer les missions que les Etats-Unis D’Amérique ne peuvent exécuter officiellement. Oui je sais, c’est un peu comme moi, vous avez déjà entendu la rengaine des dizaines de fois, tous medias confondus. Pendant qu’on est dans le convenu… Votre première mission consistera…. D’un assassinant (attation) sur la personne d’un leader d’une organisation terroriste musulmane. WOUHOUHOUH ! Mais en fait, peut-être que le sheikh en question n’est qu’un pion d’Hallbech une grande entreprise fabriquant des armes dans ce grand échiquier qu’est la géopolitique. OUlalala, gros retournement de situation, je ne m’en doutais pas.

    Présenté comme ça, ça n’a rien d’extraordinaire. Ca ressemble au début de la moitié des romans ou films d’espionnage sortis ces 20 dernières années. Là où ça devient intéressant, c’est dans le nombre de choix qui s’offrent à vous pendant la partie.



    Ouais, moi c'est Thorton, et je suis pas venu pour gonfler des ballons


    Weapon is your choice… Ou l’inverse, je sais jamais.
    On commence par celui du background. On va du bidasse d’élite à l’agent secret sans oublier l’un des plus intéressants : la recrue. Le mec vierge de toute expérience de terrain. Et puis au fur et à mesure, les choses se corsent. Protéger un président ou son peuple ? Sauver votre copine d’un soir ou un musée ? Laisser vivre le truand ou accepter ses infos ? Le tout porté par un système de dialogue touchant au génie. Mieux que Mass Effect 2. Je pèse mes mots.

    Pendant que votre interlocuteur termine sa phrase, vous avez quelques secondes pour utiliser un minimum de 3 choix axés sur les types de réponses suivants « blagueur, agressif, professionnel ». Une 4e option apparait parfois selon votre profil ou la situation. Toutes les approches ne marchent pas sur tout le monde même si vous pouvez alterner entre les choix pour déstabiliser l’interlocuteur. Attention cependant à ne pas vous mettre à dos certaines personnes, cela pourrait vous fermer des portes par la suite. Ici point de possibilité de revenir en arrière, chaque phrase peut être lourde de conséquences surtout quand le choix doit être fait dans l’urgence. Pas un moment de répit, il faut répondre du tac-o-tac. On regrette parfois, on pense « mais quel con, j’aurai tellement du dire ça ». Quand on est un homme, un vrai, on vit avec. Quand on est faible, on recharge une partie.

    A noter que les dialogues sont d’un niveau hollywoodien. Réplique assassine, directe ou drôle, vous trouverez de tout mais il n’y a pas à dire les dialoguistes sont super forts. On me souffle qu’ils sont mieux que ça, même. Qu’ils sont surpuissants. Un bon point pour celui qui trouve la référence.



    Simple, intuitif et efficace, le système de dialogue parfait.


    Vos actions in-game pendant les passages d’action-infiltration influent aussi sur vos rapports avec les autres. Tuez tout le monde, vous serez méprisé par les humanistes ou gens raisonnables et révéré par les psychopathes. Et inversement. Le tout est géré de manière assez habile par un système à 21 points de relations entre -10 et 10. Plus vous êtes haut placé sur cette échelle, plus il sera facile d’obtenir des services, des infos, ou des bonus d’aptitudes.

    Soyons honnête, malgré tout, vos pas vous mèneront toujours en Arabie Saoudite, à Moscou, Taipei et Rome. Il y a une structure commune, avec des missions fixes. Seulement, rien ne se déroulera jamais de la même façon d’une partie sur l’autre. Parce que l’ordre choisi ne sera pas le même, parce que les choix seront invariablement différents et qu’une réplique mal choisie au milieu d’un dialogue basé sur le bluff peut déraper en un échange de coups de feu. En comparant ma partie avec celle de mes amis, j’ai vraiment halluciné sur les chemins tout à fait différents pris par chacun pour se sortir de certaines situations ou comment nos décisions ont fait que les configurations de certains niveaux étaient totalement changées.

    Tout cela est mis en avant par le système de HUB du jeu. Chaque planque est une base d’opération à partir de laquelle vous pouvez choisir la prochaine mission. Point de monde libre à explorer mais des « niveaux » à enchainer au fur et à mesure. L’ordre de ceux-ci est, d’ailleurs, un facteur beaucoup plus important qu’il n’y parait dans la construction des relations.



    "Bon y'en a marrre, maintenant vous allez prendre mon PC en réparation !"
    Thorton est la terreur des SAV.


    Bon RPG, mauvais jeu d’action.
    J’ai parlé du point fort d’AP. Je vais devoir attaquer ce qui blesse.
    Le reste.

    Commençons par la fiche de perso. Plus vous rajoutez de points dans une catégorie (fusil d’assaut, pistolet, infiltration, corps à corps, gadget, etc etc), plus votre efficacité avec celle-ci sera décuplée et vous débloquerez ou améliorerez vos capacités. Soit elles sont passives et on s’en fout, soit il faut les déclencher et dans ce cas, il y a bien sur un temps de latence entre deux utilisations. On trouve un petit peu de tout, du simili Bullet Time à la possibilité de se rendre invisible en passant par un mark & exécute digne de Splinter Cell : Conviction. Vos stats et aptitudes de départ dépendant aussi du background choisi. En sachant qu’en commençant recrue vous êtes nus comme un ver, cette classe a rapidement fait de devenir la plus difficile à gérer. La fiche de personnage est par contre impeccable et bien pensée avec une évolution logique et des spécialisations aux petits oignons. Bon, j'avoue, ça c'est vachement bien, j'attaque vraiment le pas beau après.



    Non vraiment, facile à comprendre et cohérent, la fiche de personnage est impeccable.


    D’ailleurs managez bien votre perso, n’oubliez pas de rester un peu offensif même si vous voulez la jouer pacifiste, vous auriez l’air bête lors des prochains combats de boss.

    Et bien oui, c’est un RPG d’espionnage d’après Obsidian. Ils ont beau nous avoir livré KOTOR 2, ce n’est pas la joie.
    C’est simple, on a un mauvais RPG/TPS avec une dimension infiltration bien mal branlée.

    Je comprends tout à fait que comme c’est un RPG-action et non un ACTION-rpg (cassedédi à Hulkwabon pour la comparaison) comme l’est Mass Effect 2, la capacité à toucher l’ennemi ou les dégâts sont déterminés par des facteurs un peu aléatoires, mais ce système de cover est une infamie. Le level design est à la rue. Les premiers boss rencontrés sont des plaies, souvent parce que nos compétences n’ont pas encore muri. L’infiltration en elle-même est décidément incompréhensible avec des gardes qui passent du statut de The Sentinel à celui d’une grosse cruche en un éclair.

    Le feeling des armes n’a rien d’extraordinaire et l’interface pour utiliser des gadgets ou des habilités spéciales est souvent peu pratique dans le feu de l’action.
    C’est clairement dommage. Ca donne presque l’impression que l’on doit se farcir des missions ennuyantes voir pénibles entre deux phases du vrai jeu, les dialogues. Surtout que le level design des missions est carrément infâme. Basique et fade la plupart du temps, voir juste idiot et confus dans certains niveaux.
    A contrario, toute la partie achat des armes et customisation est assez bien pensée et vaut le coup de s’y attarder si on veut espérer démouler du terroriste ou du mafioso.



    "Ouuuuh, WATA !"
    Bon par contre, il est classe ton combo "A-A-B", Mike, mais si tu pouvais en changer, j'apprécierais.


    Ugly as hell
    Bon et puis c’est pas beau. Je ne veux pas paraitre méchant, mais sérieusement, c’est juste moche. Les expressions faciales sont bien gérées mais ça s’arrête là. Textures dégueulasses, animations raides et parfois clairement risibles .Je ne parlerais même pas de certains loadings assez longs pour si peu de contenu. Le son remplit le minimum syndical pour le bruit des armes et les musiques. Par contre, je tire mon chapeau encore une fois aux acteurs. Ils incarnent leurs personnages avec une conviction rare, surtout quand on repense au fait qu’un joueur ne verra souvent qu’un tiers des dialogues possibles. D’ailleurs ceux-ci s’enchainent parfaitement, pas de latence entre chaque phrase, c’est assez impressionnant en considérant le nombre de chemins qu’une conversation peut prendre.

    Les succès sont intéressants dans la mesure où ils sont souvent donnés en fonction des choix faits. Au final, en arrivant à deux tiers des points possibles pour le jeu, vous devriez avoir le résumé complet de votre partie. Original et intriguant. Un bon point qui relance fatalement la replay value pour les acharnés. A base de 2 à 3 parties minimum. Je pense à ce sujet que la connaissance des achievements "secrets" avant de jouer ruine d'une part le scénario mais aussi le jeu, il est tellement plus intéréssant de faire sa partie avec son Thorton puis en s'éclatant à jouer les extrêmes. Ou pas.



    Pfff, même les explosions sont pas belles quoi, quelle déception.


    Alpha Protocol est moche. Alpha Protocol n’est pas très marrant à jouer. Alpha Protocol est bourré de défauts. Mais toute la gestion des relations et des décisions ainsi que l’ambiance à mi chemin entre James Bond, la trilogie Bourne et 24 en font un grand jeu. C’est juste dommage que les gens limités ou trop préoccupés par l’aspect cosmétique ne sauront en apprécier le sel et la profondeur.
    Moi-même, je n’irai pas plus loin que le [7,5]. Mais ça c'est parceque je suis un peu limité aussi. Ou alors, ou alors, j'aime juste quand tout est réussi dans mes jeux.



    Bon, c'est terminé, j'en ai marre, j'ai failli mourir 451 fois dans le monde de la course explosive, pris 752 coups à la tête, me suis fait trahir 23 fois et re-trahir à 57 reprises. Les jeux vidéos, c'est dangereux.

    Chacun de ces jeux est rempli de frustrations, et de moments qui vous feront pleurer à terre comme un nouveau-né. Mais ils ont chacun dans leurs cœurs des petits trésors de gameplay qui les rendent véritablement uniques dans le monde du jeu vidéo actuellement.

    Split/Second a sa conduite bourrée d'adrénaline.

    UFC est définitivement le simulateur de tatane le plus complet et réaliste actuellement.

    Alpha Protocol est surement le jeu avec la meilleure gestion des relations humaines et des causes et conséquences de nos actions à ce jour.

    Et juste pour cela, ils méritent que vous y jouiez ou carrément que vous y plongiez.

    Vous ne le regretterez pas, foi de zarma.

    Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour un test complet de Red Dead Redemption.
  • Volken a laissé un commentaire le 30/06/2010 à 09:13
    bordel tu m'as donné envie d'acheter Alpha Protocol et de faire tous les achievements.

    Jvais devoir le farm comme ME2
  • leandra a laissé un commentaire le 30/06/2010 à 19:54
    J'ai commencé AP, les dialogues sont vraiment bons, par contre joué infiltration est affreux, jvais recommencer je pense.
    Comme tu le dis si bien, soit c'est des mecs tu te place en face d'eux, ils y verrons rien, soit t'es a l'autre bout de l'écran et le type te snipe comme pas deux ....

    Vraiment frustrant .
  • zarma a laissé un commentaire le 01/07/2010 à 22:54
    Bah ouais, c'est vraiment aléatoire et tu sais jamais sur quel pied danser.

    Non vraiment l'infiltration, c'est clairement la partie la plus ratée du soft.

    En comparaison l'aspect TPS s'en tire à peu près.


    Volken > Ahaha, perso, j'ai prêté mon exemplaire, mais je suis assez décidé à bien explorer toutes les facettes du scénar quand j'aurai le temps. J'imagine même pas le schéma que les mecs ont du tracer pour faire en sorte que tout se recoupe à un moment ou un autre selon tes actions.
  • Syimaarh a laissé un commentaire le 03/07/2010 à 09:34
    moi je joue a un jeu de gars d'un vrai dur a cuir : je joue a Split second il est énorme ca explose de partout, ca drift, ca se prends des mur (hé...oui malheureusement^^). N'empêche a split je lui mettrai un bon 15/20 ^^
  • Hulkwabon a laissé un commentaire le 03/07/2010 à 12:25
    Citation Envoyé par leandra Voir le message
    J'ai commencé AP, les dialogues sont vraiment bons, par contre joué infiltration est affreux, jvais recommencer je pense.
    Comme tu le dis si bien, soit c'est des mecs tu te place en face d'eux, ils y verrons rien, soit t'es a l'autre bout de l'écran et le type te snipe comme pas deux ....

    Vraiment frustrant .
    J'ai fait une partie gun/CQC c'était très facile et sympa, j'ai fini mon autre partie en shotgun/grenade, et là par contre, c'était moyen. Certains boss sont infames, et les niveaux bah...TPS banal quoi.

    Mais bon, tellement de choix et de trucs différents entre les deux parties. *__*

    Très très bon ton dossier Zarma, tu t'es bien cassé le cul, bravo !
  • zarma a laissé un commentaire le 04/07/2010 à 20:17
    Citation Envoyé par Hulkwabon Voir le message
    J'ai fait une partie gun/CQC c'était très facile et sympa, j'ai fini mon autre partie en shotgun/grenade, et là par contre, c'était moyen. Certains boss sont infames, et les niveaux bah...TPS banal quoi.

    Mais bon, tellement de choix et de trucs différents entre les deux parties. *__*

    Très très bon ton dossier Zarma, tu t'es bien cassé le cul, bravo !
    Merci ^^.

    Pour AP, ouais, c'est assez particulier et y'a toujours cette impression que certaines approches ne sont là que pour faire joli. Ca a beau être facile parfois, difficile à d'autres moments, c'est définitivement foiré sur la partie action/infiltration.

    Citation Envoyé par Druuk Voir le message
    moi je joue a un jeu de gars d'un vrai dur a cuir : je joue a Split second il est énorme ca explose de partout, ca drift, ca se prends des mur (hé...oui malheureusement^^). N'empêche a split je lui mettrai un bon 15/20 ^^
    Au final j'ai mis 7/10, on est assez d'accord. Le système de jeu est terrible malgré une petite emphase sur la "triche" du CPU et quelques bugs. Mais voilà, gros manque de contenu au final, c'est dommage.
  • Volken a laissé un commentaire le 15/07/2010 à 10:16
    bon ben je regrette pas mon achat d'Alpha Protocol !

    Le jeu est super prenant et excellent, les dialogues sont super bien faits et le scénario, pour ce que j'en ai vu (Rome et Taipei finis, en cours de Moscou) offre des retournement de situation et des choix plutôt sympas.

    Bon c'est vrai que le côté infiltration est... plutôt buggé certaines fois (kikoo jte vois à 50m à travers un espace de 2mm dans des tuyaux), mais bon la neutralisation à du bon.

    Je me bat surtout au pistolet, avec le skill qui fait ralenti + tirs simultanés (très bon ça !), et c'est vrai que dès qu'on est découvert le système de combat est plutôt chiant (j'ai du recommencer la défense dans les ruines à Rome une petite dizaine de fois je crois).

    Dégouté de bosser aujourd'hui, jveux continueeeeer !

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