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Blizzard participe également à la chasse aux bots et autres programmes de triches !

Blizzard participe également à la chasse aux bots et autres programmes de triches !

Publié par Achkeron le 19/04/2017 à 11:00

Après Riot, c'est au tour de Blizzard d'obtenir des succès dans la chasse aux bots et autres programmes de triche, l'origine du mal des jeux compétitifs en ligne !

Les bots et autres programmes de triches fournis par la compagnie Bossland sont cette fois-ci visés, et une nouvelle victoire est remportée auprès des courts de justices allemandes Cette lutte dure depuis au moins 2013 et ne risque pas de finir de sitôt.

2017 semble être l'année de la chasse aux bots !

 

Voyons donc un peu l'historique de cette guerre juridique sans merci qui fait office de véritable scénario à la Game of Thrones !
(Cette liste est non-exhaustive et se base sur les sources citées ci-dessous. Je mettrais à jour cet article en cas de découverte de nouvelles sources ou pour toute nouvelle mise à jour concernant cette guerre juridique.)

 

Blizzard contre Bossland - les procès contre les bots et programmes de hacks Overwatch world of warcraft heroes of the storn diablo III starcraft II triche triches tricher trichent jeux en ligne compétitif compétition anti-jeux jeux vidéo handicap antijeux antijeu anti-jeu justice

 

Fondé en 2009, Bossland GmbH créé des programmes automatiques pour les jeux en ligne, aussi connus sous le nom de bots.

 

2013 ou les fausses victoires

Le 6 mars 2013, la Cours Régionale de Hambourg a rendu un jugement temporaire contre Bossland, sans procéder à une audience, avec l'injonction d'arrêter toute opération de vente d'orsans consentement préalable de Blizzard, pour le jeu Diablo III. Un jugement un peu hâtif et qui manque de forme pour respecter les règles de l'art.

 

Dans la semaine du 28 août 2013, et selon le blog de Bossland, Blizzard aurait payé 670.000 euros à la cours de Hambourg afin d'obtenir un jugement visant à empêcher leurs services en Allemagne proposant un programme de triche commercialisé sous le nom d'Honorbuddy. Cette interdiction vise des fonctionnalités spécifiques du dit programme de triche.

 

Le 4 septembre 2013, Bossland a donc introduit une nouvelle version Allemande d'Honorbuddy, afin de respecter la décision de justice de la cours de Hambourg mentionnée ci-dessus. Celui-ci n'a donc plus rien d'illégale, clame Bossland, fier de pouvoir renvoyer cette décision de justice dans les dents de Blizzard.

 

2014 ou une année à vide

Bizarrement, il semblerait que rien ne se soit passé pendant cette année, ou tout du moins je n'ai rien trouvé qui n'ai été répertorié cette année. Il y a cependant fort à parier qu'il y a eu des décisions stratégiques prises par les deux compagnies afin de renforcer leurs positions juridiques concernant l'un ou l'autre des procès en cours ou à venir. Sans compter les contres-mesures permettant de lutter contre les actions en jeu de l'un ou l'autre (ban, programmes anti-bottings, détections des bots, programme permettant d'éviter la détection des bots, etc.)

 

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2015 ou la valse des procès

Le 7 mai 2015, Blizzard essuie un nouvel échec avec le jugement de la division Civile de la Haute Cours Régionale de Hanseatic qui casse le jugement de la Cours Régionale de Hambourg du 6 mai 2013 qui avait interdit la vente d'Or au sein du jeu Diablo III. Il a été également jugé que Blizzard devrait supporter l'entièreté des coûts financiers liés aux deux jugements. Un coup difficile à accepter mais qui ne va pas entériner les efforts de guerre de Blizzard ! 

 

Le 19 novembre 2015, une grande victoire pour Blizzard qui réussi à obtenir le code source de Stormbuddy, en passant par Apoc, un développeur indépendant travaillant pour Bossland. Bossland revendique la propriété intellectuelle de Stormbuddy et accuse Apoc, ainsi que Blizzard, d'avoir établis un accord de vente ou donation du code source entre les deux parties. Hors, le code source n'appartenant pas à Apoc, Bossland se dit prêt à attaquer en justice les deux parties afin d'obtenir dédommagement de ce qui peut-être vu en l'état comme un vol. Leur problème principal étant que, Blizzard ayant le code source, peut dorénavant repérer qui utilise le programme permettant de tricher sur Heroes of the Storm et pourra ainsi aisément bannir tout client de Bossland. C'est pourquoi Bossland a dû mettre fin à la vente de leur produit.

Il est intéressant de noter ici qu'il n'est cependant pas précisé ce que Bossland va faire afin de protéger ses clients actuels, utilisant déjà leur programme de triche. 

 

Le 24 novembre 2015, suite aux événement du 19 novembre, il est donc tout naturel de voir que Bossland confirme auprès de certains médias spécialisés qu'ils vont porter plainte contre Blizzard pour l'appropriation illégale de leur code source, sans autorisation de leur part au préalable. Il est cependant important de noter qu'aucune source ne mentionne le dit procès, il est donc possible qu'aucune action en justice n'ait été intentée de la part de Bossland. Extrapolons et partons dans un petit délire conspirationniste, vu qu'il ne semble pas y avoir de retombée juridique contre Apoc, on peut aller jusqu'à imaginer un scénario de coup monté, où Bossland aurait invité/demandé à Apoc, suite à l'attaque juridique de Blizzard sur ce dernier, à donner le code source de Stormbuddy afin d'offrir à Bossland une nouvelle arme juridique contre Blizzard. Mais c'est sûrement aller un peu loin. (Ou pas... ? En effet, chacun ira imaginer ce qu'il veut, mais il sera difficilement possible de prouver quoi que ce soit. Sachant, en plus, que commettre le "suicide" d'un produit à des fins politico-juridiques semble être une stratégie des plus risquées.)

 

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2016 ou la revanche des bots

Le 23 février 2016, la Haute Cours Régionale de Dresden annonce son verdict en rejetant toutes prétentions de Blizzard lors de l'affaire Stormbuddy demandant des dommages et intérêts à Bossland. C'est donc l'annulation d'un premier jugement hâtif demandant 10.000 euros et d'un second jugement (tout aussi hâtif) demandant 30.000 euros de plus tout en obligeant Bossland à payer avant de pouvoir se faire entendre en cours d'appel. Ce qui est en générale illégale et donc met en jéopardie le jugement en question, ce qui explique son annulation. J'avoue avoir un peu du mal à comprendre l'intérêt d'une cours à procéder ainsi, sans compter la réputation qu'elle va en tirer.

 

Le 28 mars 2016, une mise a jour du blog de Bossland, confirmant certaines des dates ci-dessus, affirme qu'il y a, à cette date, encore 4 affaires non classées auprès des instances juridiques allemandes les opposant à Blizzard, concernant essentiellement des responsabilités civiles et le programme Honorbuddy. Cette guerre est donc loin d'être terminée et pour le moment, malgré les difficultés de Bossland, ils semblent mener la danse juridique, bien que la perte de leur programme Stormbuddy à dû être un coup difficile à encaisser.

 

Le 7 mai 2016, Blizzard porte plainte contre la compagnie Bossland suite à l'autorisation donnée par cette dernière aux indépendants travaillant pour eux de passer outre les droits d'auteur afin de hacker Overwatch. Ceci porte directement atteinte aux activités commerciales, ainsi qu'aux clients de Blizzard. Et ce, non seulement du fait de la création du hack, mais également du fait de la rapidité de sa propagation qui, d'après Blizzard, aurait mis en péril le lancement du jeu (On peut constater qu'au final, le jeu a été lancé avec grand succès, et ce malgré ces craintes. On va très vite voir pourquoi). Il est donc tout naturel que Blizzard réclame une juste compensation. 

Pourtant, il est a noter que le hack n'était plus actif depuis juin. Et pour cause ! Suite à un ban massif sur Overwatch de toute personne ayant utilisé celui-ci, le hack a été mis hors ligne afin de développer des contre-mesures pour le rendre plus difficile à détecter. Il est à noter que Bossland a continué à facturer tous les mois les utilisateurs de ce hack à raison de $15 par mois sans que ceux-ci ne puissent y accéder.

Revoyons ça au ralenti, ils font payer les tricheurs afin de pouvoir continuer à développer un service de triche. Celui-ci est cependant mis hors ligne, en attendant de trouver une parade, mais sans aucune garantie de réussite. On entame donc un jeu de chat et de la souris informatique. Il faut espérer que ça a dissuadé de nombreux tricheurs de continuer à financer leurs services

 

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2017 ou l'année heureuse (pour Blizzard)

Le 18 janvier 2017, Blizzard remporte une nouvelle victoire contre Bossland, avec la décision d'une cour supérieure allemande cassant une décision de justice précédente qui été en faveur du créateur de bots. Cette nouvelle décision de justice se base sur le fondement de la nature anti-compétitive de ces bots pour les jeux en ligne. Elle interdit de ce fait la distribution et la vente du programme Honorbuddy en Allemagne.

C'est une défaite majeur pour Bossland qui se retrouve obligé de déplacer leurs locaux (ou tout du moins peut-être seulement la partie s'occupant d'Honorbuddy) en dehors des frontières allemandes, ainsi qu'à prendre une décision commerciale des plus difficiles : annuler les clés-à-vie pour ses bots en les remplaçant par des licences d'une durée de 2 ans. Ceci fait suite aux 12 actions en justices entre les deux protagonistes augmentant les coûts pour la compagnie de bots, rendant leur budget très serré

 

Le 1er février 2017, c'est encore une victoire pour les jeux vidéo, la Bundesgerichtshof (Cours de justice allemande) a donné raison à la plainte de Blizzard contre Bossland, sur la base légale d'infraction aux droits d'auteurs pour la création et la vente de programmes de triches sur les jeux World of Warcraft, Diablo III, Heroes of the Storm et Overwatch. En effet, il a été jugé qu'en plus de créer une situation inéquitable entre les joueurs, ces programmes de triches déséquilibrent l'économie de ces jeux ainsi que le plaisir d'y jouer, ce qui fait perdre de l'argent à Blizzard. C'est donc une nouvelle grande victoire pour Blizzard qui connaît enfin un véritable succès dans cette lutte contre les programmes de triches.

 

Le 15 mars 2017, après leurs victoires en Allemagne, Blizzard attaque Bossland auprès de la cours de justice de CalifornieAvec pas moins de 42.818 hacks qui ont été découverts, et ce pour les États-Unis seulement, Blizzard réclame le minimum dû pour ce genre d'infraction aux Etat-unis, ce qui s'élève à la modique somme de $200 par infraction, soit un total de $8.563.600.

 

Le 18 mars 2017, mise a jour du blog de Bossland confirmant la victoire de Blizzard du 15 mars 2017 et affirmant avoir eu une victoire partielle contre Blizzard concernant l'une des 4 affaires citées comme étant en cours lors de la mise a jour du-dit blog datant du 28 mars 2016. Il nous informe également qu'une action en justice a été déposé par Blizzard auprès des instances juridiques des États-Unis (sûrement celle du 15 mars 2017) ainsi qu'une autre auprès des instances britanniques.

 

Le 4 avril 2017, la cours de Justice de Californie a tranché en faveur de Blizzard contre Bossland lors d'un jugement par défaut, Bossland ayant décidé de ne pas se présenter. Le jugement confirme que l'action de la société Bossland constitue une infraction aux droits d'auteurs de la société Blizzard, violant leur DMCA en créant des hacks et en les rendant disponibles au public, tout en indiquant à leurs utilisateurs comment installer et utiliser le-dit programme. La cours, dans son jugement, enjoint Bossland à payer la somme de $8,6 millions et pose l'interdiction à cette dernière de faire toute promotion marketing et de vendre ses programmes de triche aux États-Unis.

 

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En conclusion

Je suis impatient de voir ce que l'action en Angleterre donnera comme résultat, mais aussi de découvrir où cette guerre juridique nous mènera. Cette bataille semble bien plus difficile et longue que celle menée par Riot et cité lors d'un de mes précédents articles.

Espérons que d'autres compagnies trouvent les même succès juridiques et que de nouvelles législations naissent de tous ces résultats protégeant les plus petits studios qui n'ont pas les moyens d'engager les compagnies de bots et hacks sur le terrain juridique. Au final, il s'agit de notre plaisir à tous de jouer aux jeux vidéo qui est en train d'être défendu, pour une plus grande équité.

 

 

Petite précision : j'ai lu des commentaires de joueurs dans les sources ci-dessous avec des problèmes physiques ou mentaux les mettant à un désavantage vis-à-vis des autres joueurs au niveau compétitif. Et je sympathise au plus haut point avec ces gens. Mais je ne pense pas qu'un programme de triche soit la solution. Des associations d'aides aux personnes en situation de handicap ont créé des programmes/machines permettant à toute personne de jouer, malgré leur handicap. Et on a même vu des joueurs faire de très belles performances, malgré des handicaps très sévères. Je pense donc que des solutions, autre que des programmes de triches, peuvent être trouvées. Peut-être le sujet pour un article futur ?

 

 

(Source1, Source2, Source3, Source4, Source5, Source6, Source7, Source8, Source9, Source10, Source11)

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2 commentaires

  • Takeo Kikuta a laissé un commentaire le 21/04/2017 à 17:49
    Wow, sacré travail de recherches d'info' que nous tu nous as fait là ! Merci de nous proposer ça, car de soi-même c'est pas évident à suivre sinon !
    Bossland n'a pas coulé suite à l'amende de plus de 8 millions de dollars ?
  • Achkeron a laissé un commentaire le 27/04/2017 à 21:11
    Il semblerait que non, mais ils ont du faire quelque choix drastiques comme dit plus haut.

    Entre le changement de la formule "à vie" qui est maintenant une formule sur 2 ans et sortir leur bureaux d'Allemagne, ça montre qu'ils vont avoir une sacré pente a remontée.

    Mais j'ai bien peur que malgré tout ça, tant qu'il y aura de la demande, ils s'en sortiront.

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