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Notre nouveau chroniqueur Zarma est allé sur le terrain et est revenu avec dans son sac un test d'un jeu rencontrant un énorme succès : Assassin's Creed 2.
Assassin's Creed 2

Plates-Formes : Xbox 360 et PS3, PC à venir.
Test effectué sur : Xbox 360 et Version Originale (mi-anglais, mi-italien)
Date de sortie : 19 Novembre, 2009 (360 et PS3), courant février (PC).
Editeur : Ubisoft
Développeur: Ubisoft Montréal
[v]http://www.youtube.com/watch/v/1vPDVfRxvFg[/v]

Plates-Formes : Xbox 360 et PS3, PC à venir.
Test effectué sur : Xbox 360 et Version Originale (mi-anglais, mi-italien)
Date de sortie : 19 Novembre, 2009 (360 et PS3), courant février (PC).
Editeur : Ubisoft
Développeur: Ubisoft Montréal
[v]http://www.youtube.com/watch/v/1vPDVfRxvFg[/v]
Le premier Assassin's Creed fut l'un des jeux les plus attendus de la fin 2008. Tout d'abord encensé par la critique et par le public qui l'attendait fébrilement, le jeu s'était révélé magnifique et doté d'un grand potentiel mais gâché par une trop grande répétitivité. Deux ans après, son successeur arrive-t-il à surpasser son ainé ?

Pour l'oncle Mario, toute occasion est bonne pour un apéro.
Nothing is True ?
Dans AC1, nous incarnions Desmond, un jeune barman capturé par les méchants scientifiques d'Abstergo pour son ADN. Le professeur Vidic et son assistante Lucy ont ainsi forcé Desmond à rentrer dans leur machine l'animus afin de lire son ADN et l'histoire qu'il contient. En l'occurrence, la période les intéressant est celle de l'ancêtre de Desmond, Altaïr au XII siècle, en pleine période des croisades. Altaïr faisait parti d'un culte d'assassins combattant les templiers, menés par Robert de Sablé. Ce fut l'occasion pour le joueur de passer une quinzaine d'heures ou plus à assassiner divers personnages importants disparus mystérieusement à l'époque choisie jusqu'au twist final, autant dans le passé que dans le précédent.
Dans AC2, après vous être échappé des laboratoires d'Abstergo, les descendants des templiers, vous trouvez refuge, auprès d'une cellule moderne d'assassins, prêts à vous refaire plonger dans l'Animus. Mais cette fois, c'est en pleine renaissance italienne, à Florence puis Venise, dans la peau du jeune fils de banquier Ezio Auditore que vous allez découvrir un autre chapitre de cette guerre secrète. Ezio, beaucoup plus léger et innocent, ignorant tout de son héritage tranche beaucoup avec le sérieux et la détermination d'Altaïr. Son insouciance va cependant s'évanouir rapidement avec la trahison de sa famille par l'un de leurs proches.
L'histoire est racontée sous la forme de cutscenes, interprétées à moitié en anglais, à moitié en italien relativement courtes mais toujours vitales au déroulement du jeu. De cette façon, elles ne coupent jamais le rythme du jeu et sont toujours les bienvenues. Les acteurs s'en tirent bien dans l'ensemble et rendent le tout crédible. En tout cas pour les non-italophones. Les passages dans le présent sont cette fois presque absents du jeu et ne viennent pas nous frustrer entre deux missions.
Le scénario en lui même est assez direct, mais se suffit à lui même. Après tout, une histoire de vengeance (avec un soupçon de théories de conspiration) n'a pas besoin d'artifices pour fonctionner.
Enfin jusqu'à la toute fin...
Mention spéciale au personnage de Leonard de Vinci, intégré au scénario et au gameplay de façon efficace sans trop toucher au personnage et ainsi ruiner la figure emblématique de l'histoire qu'il est.

Les combats sont fluides et intuitifs.
? Everything is permitted
Le jeu est divisé en 12 séquences différentes, chacune censées représenter une étape différente de la vie d'Ezio et de sa quête de vengeance. Chacune de ces séquences est composée de plusieurs missions.
C'est là où l'on comprend que les développeurs ont écouté les fans et les critiques. Les missions sont extrêmement variées, on se retrouve très rarement à faire deux fois de suite la même chose, et si certains objectifs se répètent forcément, c'est assez éloigné et déguisé pour que l'on ne s'en rende pas compte. On passe de la protection d'une amie blessée, d'assassinat chronométré de gardes clés à du pur planage à Venise avec la machine volante de Leonardo Da Vinci.
Les missions secondaires ont aussi subi le même traitement. Exit les éternelles missions de défense des opprimés. Faites votre choix entre l'assassinat, la baston, la course, la poursuite de NPC aléatoires, ou l'éternelle collecte d'objets.
Cette fois, ce sont les plumes, au nombre de cent qui attendent sagement les joueurs voulant se targuer d'avoir tout exploré.
On note également l'apparition des glyphes. Ces symboles dissimulés sur 16 des plus grands monuments des villes visitées offriront la possibilité de découvrir un segment de la vidéo judicieusement appelé The Truth si vous déchiffrez l'énigme qui y est associé. Les collectibles , c'est bien, mais quand la récompense est gratifiante, c'est mieux.
Mention spéciale aux tombes d'assassins, de vrais petits puzzles d'infiltration et de plates-formes bien pensés et toujours agréables à explorer.
Sans parler de l'aspect monétaire. Dans les premiers chapitres, Ezio hérite d'une ancienne villa, avec un certain contrôle sur le petit village, Monteriggioni, qui l'entoure. La gestion de celui-ci permet de dépenser les deniers durement gagnés afin d'améliorer ou de créer des commerces et d'enrichir la villa et ainsi attirer les touristes. L'effet immédiat de tout cela, c'est un afflux d'argent régulier dans les caisses de notre apprenti assassin. La monnaie joue donc désormais un rôle important dans le jeu, permettant d'acheter de nouvelles armes, des fioles de soins, de nouveaux habits et j'en passe.
Comme dans le premier, on gagnera au fur et à mesure de la progression de l'histoire, de nouvelles habilités et gadgets. Cette fois cependant, au lieu de passer par la méthode éculée du héros expérimenté qui perd tous ses atouts pour les regagner petit à petit, on commence vierge et on progresse petit à petit sur la voie de l'assassin.

Nouveauté, le ninja des bottes de foin.
You make it look easy, friend
Comme dans le premier opus, le gameplay se base sur le principe simple d'un bouton par partie du corps. A contrôle les jambes (le saut), X la main gauche (l'arme), B la main droite (action) et Y la tête (vision d'aigle). Le bouton LT fait déclencher le mode combat grâce à un système de lock relativement fluide et RT sert à faire basculer Ezio du mode passif (marcher, se fondre dans la foule, assassinat discret) à agressif (courir, freerun, pousser les passants).
C'est intuitif, facile à retenir et le free run se fait tout seul si RT est enfoncé. Autant dire qu'en sachant par quel angle attaquer on se retrouve sur le plus haut clocher de la ville en deux temps, trois mouvements. Les toits sont également la façon la plus rapide de se déplacer et d'échapper aux gardes.
Le soft se réclamant en partie jeu d'infiltration, on a bien sûr la possibilité de se cacher dans du foin, sur un banc, dans la foule et j'en passe. Tout est pensé pour permettre au jeune italien d'échapper à ses poursuivants. Même l'eau n'est plus synonyme de respawn à la berge la plus proche et devient, avec Venise, une cachette parfaite.
L'arme emblématique des assassins, la lame cachée, fait bien entendu son retour. Toujours aussi pratique pour assassiner votre cible discrètement, elle sera cette fois améliorée au cours du jeu, avec une variante empoisonnée et une petite s?ur sur la main droite. A nous les doubles exécutions.

La séquence en machine volante est mémorable.
Des courtisanes, mercenaires et voleurs sont également disponibles à l'embauche pour aller distraire le plus proche groupe de gardes.
Le combat a été amélioré, plus intuitif, plus spectaculaire et surtout plus varié car on a cette fois plus de deux types d'ennemis et que les actions disponibles ne se limitent plus à attaquer et parer. C'est toujours un bonheur de laisser 10 gardes pour morts après un combat acharné.
Un système de notoriété a également été pensé, au fur et à mesure des actions d'Ezio contre les autorités, votre jauge dédiée augmente et les gardes vous repèrent plus facilement. Il est cependant possible de faire baisser cette fameuse variable en déchirant les affiches réclamant une tête cagoulée ou en soudoyant un héraut.
Le problème de tout cela, c'est que ça rend le jeu un peu trop facile. Pareil en cas de découverte pendant une mission ou dans la rue. Il suffit de courir dans la plus proche botte de foin en cas de poursuite acharnée ou de vous cacher derrière un simple pilier quelques secondes, si l'alerte n'est pas encore donnée. Oui, les gardes ont un cycle d'attention et de mémoire d'environ 30 secondes.
Les missions en elles-même se réclament de l'infiltration mais trop souvent, le script de celle-ci voudra obligatoirement que vous soyez repéré et ayez à combattre ou poursuivre votre cible, sans vous demander votre avis. C'est d'autant plus rageant quand on a prévu un plan d'attaque après avoir étudié les lieux et les rondes des gardes.
La discrétion et la subtilité sont ainsi reléguées au second plan dans trop de situations. Cela plaira au plus grand nombre mais décevra les fans de Splinter Cell et Metal Gear.
Ce qui nous amène au défaut le plus important du jeu, sa trop grande facilité. Pour peu que l'argent gagné par Ezio ai été bien investi, vous vous retrouvez rapidement avec des réserves de monnaie considérables vous permettant d'être en permanence blindé de gourdes de vie et d'armes du dernier cri. De la même façon, le manque de pénalité en cas de combat ouvert ou de manque de discrétion n'invite pas le joueur à jouer la carte de la subtilité. C'est un peu dommage, d'autant qu'il n'existe pas de réglage du niveau de difficulté.
Au final, comptez une quinzaine d'heures sans trop vous forcer, en explorant bien les tombes des assassins et co et bien plus si vous voulez déchiffrez tous les glyphes, récupérer les plumes et les missions annexes.
Un petit mot sur les achievements. En faisant gagner 60G en 10 minutes de jeu, celui-ci annonce clairement la couleur, la difficulté de ces petits défis est à l'image de celle du jeu. A part la recherche des plumes et des glyphes, tout est simple et peu vous demanderont de vraiment sortir de la trame principale et logique du déroulement de votre partie. Malgré quelques trouvailles comme "Street Cleaner", on ne retiendra pas AC2 pour ses succès.

Rien de tel qu'un assassinat sur les toits, décidemment.
Voir Venise et...
Un petit mot sur le HUD, pensé comme une extension de l'animus, complet et détaillé avec un GPS au poil. Comme c'est à la mode, il s'efface tout seul quand il n'est pas nécessaire. Pour ceux qui aiment se perdre, le tout est customisable afin d'en cacher certaines parties ou pas du tout.
Techniquement, le jeu est beau, fluide et extrêmement détaillé. Plus que le premier. En plus de cela, le level design est amélioré. Les chemins de grimpe semblent moins forcés qu'avant et le syndrome de l'établi en construction placé au pif pour rendre un certain bâtiment accessible est en pleine récession. C'est toujours un plaisir de contempler la ville jugé sur un point de vue.
Il faut dire que Venise et Florence ont bien plus d'identité que Jérusalem et Acre. A ce sujet, le jeu est rempli de fiches d'informations sur chacun des lieux importants ou notables de chaque ville ainsi que sur chacun des protagonistes et cibles, reliant ainsi l'histoire du jeu à l'histoire de l'Italie. Autant dire qu'un sacré travail de recherche a été mené par les développeurs.

La partie plate-forme des tombeaux coupe agréablement avec l'infiltration habituelle du jeu.
... Conclure
Plus libre, plus varié, plus beau et mieux construit et conté, Assassin's Creed 2 tient compte des critiques de la communauté et nous livre un tour de force mémorable pour clôturer l'année 2009 en beauté.
La saga est désormais unique et établie dans ce mélange de plate-forme et d'infiltration en open-world. De là à dire qu'un nouveau standard et un nouveau genre sont nés, il n'y a qu'un pas.
Quant à parler de jeu de l'année comme l'encensent certains, l'absence de difficulté notable et quelques frustrations dues à un dirigisme surgissant de nulle part, m'empêchent de pleinement l'adouber.
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| Assassin's Creed II (PS3) EUR 52,95 | Assassin's Creed II (XBOX 360) EUR 58,00 | Assassin's Creed II (PC) EUR 41,99 |








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