Chère Maman,
Cela fait trois jours que j'ai commencé mon service en tant que garde du jarl à Blancherive. Pour l'instant, les novices comme moi sont cantonnés à la surveillance de la porte principale. On est un peu à l'étroit dans la caserne et c'est dur de rester debout toute la journée, mais la paye est bonne.
Je sais que tu aurais préféré que je reste à la ferme avec toi et Papa mais nous avons besoin de cette argent. J'espère que tout se passera bien.
Ton fils qui t'aime.

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Cher Journal,
Je crois que suis amoureux.
Je l'ai rencontrée ce matin sur la place du marché. Elle s'appelle Carlotta Valentina et tient un étal de fruits et légumes. Je n'ai pas osé lui parler. Mes compagnons à la caserne m'ont dit qu'elle était très courtisée, et qu'elle avait une petite fille.
Du coup, je ne me sens pas à la hauteur. J'essaierai peut-être de lui parler demain, en allant lui acheter des pommes.
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Cher Journal,
Aujourd'hui a été une journée étrange.
Je me suis levé comme d'habitude un peu avant l'aurore aux cris des jurons du capitaine puis je suis resté à mon poste toute la matinée lorsque la rumeur est arrivée.
Un dragon aurait attaqué le village de Helgen, plus au sud. Beaucoup de gens n'y croient pas mais moi j'y crois. Les autres gardes se sont moqués de moi quand j'ai dit ça.
C'est au milieu de l'après-midi que l'étranger est arrivé.
Je me tenais devant la porte de la ville et je l'ai vu monter la pente à bonne allure, sans donner l'air de se fatiguer. Quand il est arrivé, je l'ai salué et lui ai souhaité la bienvenue à Riveblanche mais il m'a évité comme si de rien n'était et a continué de courir dans la ville en m'ignorant complètement.
Il a même failli renverser notre dame forgeronne qui sortait à ce moment-là de son échoppe mais il l'a esquivée avec fluidité au dernier moment.
L'étranger était grand et couvert de cicatrices lugubres. Ses deux mains luisaient d'un éclat violet, sans doute de la magie à l'oeuvre. Il s'est dirigé directement vers la demeure du jarl. Je me demande qui il est.
* * *
Cher Journal,
L'étranger d'hier me fait peur.
J'ai appris qu'il était un Breton de Hauteroche, un puissant conjurateur, qui plus est. Je l'ai vu invoquer des épées dans ses mains et appeler un effrayant loup-fantôme. Le jarl l'a écouté et tout le monde dit que c'est un survivant de Helgen. Il aurait vu un dragon et survécu !
Cet après-midi, je l'ai vu donner une correction au barde de la taverne, celui qui importune sans arrêt Carlotta. Je l'ai remercié intérieurement, tout en priant pour qu'il n'ait pas de vue sur elle.
Il continue de m'ignorer à chaque fois que j'essaie d'entamer une conversation avec lui, se contentant de me contourner en courant sans jamais se fatiguer. Je l'ai vu sauter plusieurs fois par dessus les clôtures de la grande place sans jamais tomber, piétinant les parterre au passage. Il a même arraché des fleurs au pied du Vermidor, mais pourquoi fait-il ça ?
Quand il s'arrête près de moi, son regard est froid et cela me donne la chair de poule, et comme il aime bien se promener l'arme à la main, moi et les autres gardes devons sans arrêt lui rappeler de la rengainer. A chaque fois j'ai peur qu'il ne nous attaque avec sa magie.
J'espère qu'il n'apportera pas le malheur à Blancherive.

* * *
Cher Maman,
Ceci est peut-être ma dernière lettre.
Le jarl nous a tous convoqués ce soir et nous a annoncé que nous allions attaquer un dragon !
Ilireth, la chef de la garde, est chargée de mener l'assaut et on dit qu'un étranger qui aurait survécu à une attaque de dragon a Helgen participera aussi à la mission. Nous partons très bientôt et je prends sur mon temps de préparation pour t'écrire ces derniers mots.
Si je ne survis pas, sache que je vous aime très fort, toi et Papa.
- Ton fils bien-aimé
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Madame Uldyrsson,
Il me revient la lourde tâche de vous annoncer le décès de votre fils, Jan.
Je vous écris ces mots pour témoigner de l'extrême courage dont a témoigné votre fils dans ses derniers instants. Un dragon ayant attaqué la tour de guet au sud de Blancherive, nous avons formé une escouade afin de repousser et peut-être éliminer la créature.
Votre fils a courageusement combattu le monstre. Je l'ai moi-même vu être vaillamment emporté dans les airs entre les griffes de la créature et lui asséner un coup suffisant pour lui faire desserrer son étreinte.
Votre fils n'a malheureusement pas survécu à la chute.
Veuillez donc accepter mes condoléances pour cette perte douloureuse. Jan était un élément très prometteur de la garde de Blancherive et il me peine de devoir vous renvoyer ses effets personnels, ainsi que la somme de douze pièces d'argent, montant de sa solde augmentée d'une compensation pour sa mort douloureuse au service de la Cité.
- Ilireth, chef de la garde
* * *


La Geste de Pyram, Héros de Skyrim
Pyram scrutait les restes du champ de bataille après le combat contre le dragon. La créature avait massacré la plupart des gardes présents.
Alors que les gardes survivants bavardaient avec émotion en parlant d'enfant de dragon, le Breton fouilla le cadavre du dragon. Pas grand chose d'intéressant, il était affreusement déçu. Il espérait trouver une arme ou une pièce d'armure (même s'il avait du mal à expliquer pourquoi il nourrissait une telle attente, sa déception n'en était pas moins grande).
Pyram regarda aux alentours et vit les corps des gardes. Il les fouilla un par un. Il tomba d'ailleurs sur celui qui avait été emporté dans les airs pour être lâcher de tout en haut. La chute et le rebond du corps sur le sol avaient eu un irrésistible effet comique qui avaient fait sourire le héros de Bordeciel.
Il fouilla le cadavre et trouva deux piécettes, une arme usée et un livre qui devait être une sorte de journal, accompagné d'une lettre.
Il les parcourut rapidement, puis les jeta.
Rien d'intéressant.



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