Amis de la banane, bonjour !
Nous sommes repartis en cette période de grâce, à savoir fin 80 - début 90, en pleine guerre entre l'Atari 520 ST et le Commodore Amiga 500, afin de vous présenter un de mes coups de coeur de l'époque. Même à l'heure actuelle, j'aime y retourner de temps en temps tellement ce jeu est fun, prenant et demande de l'habileté. Accrochez vos ceintures, nous allons traverser le temps pour découvrir, ou redécouvrir : Typhoon Thompson !
Bonne lecture

Introduction
Sorti en 1988 sur la plateforme Atari ST et resté comme une exclusivité de celle-ci jusqu'à sa diffusion sur l'éternelle concurrente Amiga, Typhoon Thompson in Search for the Sea Child (de son vrai nom) est un jeu à l'image de sa jaquette : kitch, et cheap. Ah non, vous ne trouverez pas ici les graphismes d'un Skyrim, cependant sous cette apparence se cache un véritable bijou de maniabilité et d'adresse, un jeu très Old School. Il est cependant à noter qu'il s'agit d'un remake d'un jeu sorti sur l'Apple II, du même auteur nommé Dan Gorlin. Et pour ceux qui pensent avoir déjà vu le nom de ce développeur, je vous répondrai que oui, cet homme s'est déjà illustré en développant notamment en 1982 un certain Choplifter, qui est classé parmi les "classics", voire jeux cultes au même titre que Pac Man ou Space Invaders.

Choplifter sur Apple II
Typhoon Thompson est donc le troisième jeu développé par Gorlin, et ce que je peux vous dire, c'est que l'on sent sa patte en matière de gameplay.
Mais, le scénario dans tout ça ?
Scénario
Un vaisseau s'est écrasé sur une planète entièrement recouverte d'eau (vous avez dit Waterworld ?). A son bord, un bébé miraculeusement indemne est recueilli par une tribu d'êtres amphibiens tellement possessifs qu'ils refusent de le rendre. Un homme a été dépêché sur place - non sans rechigner en premier lieu - afin de le récupérer de gré ou de force grâce à un jet flottant. Deux esprits de la planète vous demandent de récupérer des artefacts dans les villages des amphibiens afin de pouvoir récupérer l'enfant.
Et voilà, vous savez tout. Quand je vous disais que tout le jeu respire le kitch et la simplicité, cela se ressent même sur l'histoire dont le scénario se tient sur deux lignes. Cependant, pour des jeux de cette trempe, on accorde au scénario une place bien maigre au profit du jeu en lui-même, et c'est ainsi que nous avons droit à des tubes tels que Pitfall, Defender, Asteroids ou encore Tetris.

Va chercher, Médor !
Et si nous passions au vif du sujet, à savoir le jeu ? En avant Simone !
Graphisme et gameplay
Comme vous avez sûrement pu le voir plus haut, simplicité est le maître mot, et le côté graphisme n'échappe pas à la règle. Les sprites sont volontairement petits afin de ressortir l'immensité de l'océan. On pourrait penser que les graphismes sont pauvres, mais malgré cette volonté d'épurer le visuel, celui-ci s'avère tout de même suffisamment travaillé pour rendre le jeu agréable, avec des couleurs vives et des tons agréables. Les sprites offrent une animation très fluide (il suffit de voir l'introduction lorsque le pilote se fait éjecter de la plateforme) et humoristique collant parfaitement à l'ambiance enfantine du jeu. Comme quoi il ne suffit pas de se casser la tête à proposer un jeu super beau alors que le minimum suffit parfois.

Je l'aurai un jour, je l'aurai !
Mais parlons du gameplay et du but du jeu. Votre objectif principal est de récupérer le gamin, mais pour cela, il vous faudra convaincre le grand chef des amphibiens et rassembler des artefacts. Chaque chef de village garde farouchement un artefact, et pour le forcer à négocier, il vous faudra kidnapper les amphibiens. Facile en théorie, mais en pratique c'est une toute autre paire de manches. pour mener à bien votre plan, vous disposez d'un petit jet maniable pouvant par une impulsion voler un court instant ou plonger dans l'eau. Les esprits vous offrent une arme pour chaque recherche d'artefact, qui va du simple tir au freeze immobilisant les vaisseaux ennemis ou les bombes les repoussant au loin.
Et c'est là que tout se corse. Arrivé au village, tranquille au premier abord, vous devez obliger les amphibiens à sortir de leur tanière afin de les chopper. Pour cela, il suffit de percuter leur hutte ou tirer sur celle-ci. Malheureusement, ces bestioles ne se laisseront pas faire sans résistance, et c'est à bord de leurs vaisseaux qu'ils tenteront de vous nuire. Détruisez ces vaisseaux pour éjecter leurs occupants et ainsi les attraper en passant à côté d'eux. Si vous tardez à le faire, ils tenteront de retourner vers leur hutte à la nage (et étant amphibiens, ils sont rapides à prendre la poudre d'escampette). Tirez un coup sur les fuyards (non, pas dans le sens auquel vous pensez, bande de pervers !) pour les calmer de nouveau avant leur prochaine tentative d'escapade.

Laure Manaudou peut prendre sa retraite !
Au début du jeu, chaque hutte abrite un occupant sur un vaisseau, mais plus les niveaux passent, plus il y aura de vaisseaux dans les huttes, et plus il y aura d'occupants par vaisseau ! Vous l'aurez compris, l'aspect tactique prend tout son sens, et les bourrins dans l'âme ont de fortes chances de se retrouver à court de vie ou de vaisseau.
Car oui, un autre aspect du jeu vous obligera à réfléchir à deux fois avant de foncer tête baissée dans un village : vous disposez d'un nombre limité de vies, mais aussi d'un nombre encore plus limité de vaisseaux ! Le "Game Over" s'affiche si vous êtes à court de vie OU de vaisseau. Il faudra donc redoubler de vigilance car si certains vaisseaux se contentent de vous bousculer ou vous repousser violemment, d'autres peuvent désintégrer le pilote, le vaisseau, ou même les deux en même temps !


Efficace et pas chère, c'est la MAAF qu'il préfère !
Tout ceci semble difficile, mais le jeu offre une maniabilité déconcertante de facilité, tout à la souris ! Un clic gauche pour effectuer un simple tir, un clic droit pour enclencher le turbo de votre bolide, le mouvement de la souris pour vous déplacer latéralement en turbo éteint, ou tourner en turbo allumé. Pour utiliser les autres armes que vous aurez récupérés tout au long du jeu, il suffit d'une simple combinaison de clics. Vraiment rien d'insurmontable, et force est de constater que la prise en main s'avère agréable et fluide. Un très gros point qui permet au joueur de se concentrer sur ses objectifs.
Pour vous faire une petite idée de ce dont je parle, je vous ajoute une petite vidéo sur le début du jeu. Libre à vous ensuite de découvrir par vous-même la maniabilité exemplaire du jeu.
Conclusion
Je ne peux que vivement vous conseiller ce petit jeu qui ne paie pas de mine, ne serait-ce que pour passer un peu de bon temps, ou pour tester votre habileté, vos réflexers et votre approche tactique. Typhoon Thompson est en effet un de ces jeux qui se fichent éperduement de la qualité du visuel pour offrir en revanche un must en terme de jouabilité et d'ergonomie.
Je vous souhaite à tous un bon jeu, et à la prochaine pour un nouveau numéro

Pour voir le précédent épisode, c'est par ICI


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