Warsaw : rejoignez les rangs de l’insurrection de Varsovie
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Warsaw : rejoignez les rangs de l’insurrection de Varsovie

Sep 11 Crazy  

Warsaw est un jeu tactique en tour par tour à travers lequel le joueur est plongé dans les événements de l’insurrection de Varsovie, en 1944. Et nous avons eu l’opportunité de découvrir et tester ce titre extrêmement prenant lors de la Gamescom 2019, alors qu’il sortira le 2 octobre prochain sur PC via Steam.

Warsaw est un RPG polonais, mais il ne pourrait pas être plus éloigné de son compatriote Cyberpunk 2077. Le jeu, développé par le studio Pixelated Milk, plonge le joueur dans les combats impitoyables d’une ville, Varsovie, déchirée par la Seconde Guerre Mondiale.

Warsaw : plongée dans l’insurrection de Varsovie

A travers ce RPG tactique en tour par tour, le studio polonais Pixelated Milk se propose de nous raconter, de manière vivante et immersive, l’histoire de l’insurrection de Varsovie, qui eut lieu du premier août au deux octobre 1944, vers la fin de la Seconde Guerre Mondiale. En conséquence, un gros effort a été fait sur le réalisme historique. En particulier en ce qui concerne les cartes, les uniformes ou encore les armes disponibles.

Le style graphique fait un peu manga, avec des animations – peintes à la main – qui me font penser à des poupées en papier/en deux dimensions. Le jeu dans son ensemble a d’ailleurs un côté jeu de plateau, qui n’est pas désagréable. La musique aussi contribue à l’atmosphère « années quarante ». On notera que toutes les voix d’ambiance des personnages sont en polonais. Pour l’heure, je ne sais pas si une traduction audio (ou des sous-titres) est prévue.

Composer son groupe de Résistants

Nous sommes donc le premier août 1944, et l’insurrection vient de commencer. Le but de notre petite cellule de Résistants est de tenir le plus longtemps possible face à l’occupant nazi. Pour cela, il lui faut mener à bien des missions dans les différents quartiers de Varsovie. Mais attention, chaque mission ratée fait baisser le niveau d’insurrection, tout comme chaque mission déclinée ! Car, oui : on ne peut pas être partout à la fois. D’autant que l’insurrection est vouée à se calmer, à la longue.

L’objectif du joueur dans Warsaw n’est pas de « gagner », mais de mettre le plus longtemps possible à perdre. Chaque mission est définie avec des objectifs simples : « récupérer X caches de provisions » ou « tuer X patrouilles ». Et elles sont évidemment basées sur – ou inspirées par – des missions réelles. Il faut donc envoyer notre groupe de Résistants en ville, dans le quartier où a lieu la mission choisie.

Lors de la création de son groupe de Résistants, le joueur sélectionne quatre personnes. Chacune correspond à un archétype – parmi une dizaine disponibles – avec ses capacités propres. On notera, en passant, que l’archétype de la snipeuse est inspiré par une véritable héroïne de l’insurrection. C’est ensuite que commencent les choses sérieuses…

Un avancement basé sur des points d’action

Dans Warsaw, on ne peut pas se balader aussi longtemps qu’on le voudrait. En effet, chaque mission alloue un pool de points d’action (AP) qui se dépensent avec nos déplacements et nos choix. Et bien sûr, si l’on vient à manquer d’AP, la mission échoue. De plus, il faut gérer son inventaire. Evidemment, pour partir en mission, il faut prendre des balles. Il en existe trois types, un pour chaque catégorie d’arme : légère, longue portée, et lourde.

Il faut également emporter quelques trousses de soin – c’est plus prudent – et éventuellement quelques objets pratiques. Par exemple, une fusée éclairante qui détecte les ennemis à distance. Mais en route, on va également ramasser des provisions – la monnaie du jeu – indispensables à la poursuite de l’insurrection. Il faut donc anticiper, afin d’allouer de la place pour les transporter. Enfin, si on tombe sur des patrouilles, il y a du combat…

Je ne vais pas trop m’étendre dessus : les règles de Warsaw sont nombreuses à défaut d’être trop complexes. Il s’agit d’un RPG tactique qui se joue au tour par tour, en alternant amis et ennemis. Par souci de réalisme, on ne peut pas jouer tout le temps le même personnage pendant le tour. En effet, ça le fatigue. Et le jeu prend en compte – à petite échelle – le terrain, le placement des personnages, et le nombre de balles tirées. On notera aussi la présence d’interactions de type « livre dont vous êtes le héros » dont l’issue peut vous être bénéfique… ou non.

Le bilan de fin de mission

A la fin de la mission, le jeu nous présente un écran de bilan. Et le groupe de Résistants retourne au Repaire. C’est bien sûr là qu’on pourra planifier la mission suivante, mais aussi qu’on gérera l’équipement et les XP de nos personnages. Ainsi que leurs soins. En effet, s’il est possible de soigner un personnage en cours de mission, cela n’est que temporaire : il retrouvera ses blessures dès son retour.

Ainsi, un passage à l’infirmerie est le seul véritable moyen de le guérir pour de bon. On notera qu’un personnage blessé peut tout de même être envoyé en mission. Mais bon, il est blessé, quoi… et je ne crois pas qu’on puisse remplacer à l’identique un personnage mort.

Warsaw est une vraie pépite indé

Pour faire simple : Warsaw est un jeu très prenant. J’ai eu l’opportunité de pouvoir le tester pendant une heure et demie à la Gamescom 2019. Et il est vraiment très intéressant. Certes, les missions sont parfois un peu répétitives. Toutefois, l’ambiance nous attache aux personnages et nous donne envie de poursuivre la lutte !

Pour information, Warsaw sortira officiellement le 2 octobre prochain sur PC, via Steam. Un calendrier qui ne doit rien au hasard, puisqu’il s’agit de la date anniversaire de la fin de l’insurrection de Varsovie. Le RPG tactique au tour par tour a été approuvé par l’USK – l’autorité allemande d’évaluation et de notation des jeux vidéo – et deviendra ainsi le tout premier jeu polonais à être autorisé à utiliser et montrer des symboles nazis historiquement exacts – comme la svastika – en Allemagne !

Crazy

A propos de Crazy

Rédactrice, correctrice et envoyée spéciale dans les contrées où il faut parler anglais. Grammar nazi sur les bords, fan absolue de Guild Wars 2 et fondatrice du Gragas Fan Club. Bloggue aussi sur https://chezcrazy.blogspot.com et vient de publier son premier roman !

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