Young Souls, un RPG-beat’em up à l’esthétique léchée
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Young Souls, un RPG-beat’em up à l’esthétique léchée

Sep 02 Crazy  

Déjà présenté lors de l’édition précédente, Young Souls, le RPG-beat’em up développé par le studio français 1P2P et édité par The Arcade Crew a refait parler de lui lors de la Gamescom 2019. On a pu ainsi en apprendre plus sur ce jeu annoncé pour 2020.

Les français du studio indépendant 1P2P ont pu montrer l’avancement du développement de Young Souls, leur nouveau RPG-beat’em up lors de la Gamescom 2019 et faire la démonstration de son gameplay. Il est donc temps d’explorer l’univers de Young Souls et de voir ce que le jeu a à nous offrir.

Dans ce jeu, les joueurs incarnent deux ados, Jenn et Tristan, un frère et une soeur, abandonnés à leur sort, avant d’être recueillis par un scientifique vivant dans la ville de Portsbourgh. Les deux héros vont y découvrir un portail vers un autre monde qui menace désormais d’envahir la Terre.

Un jeu très beau et une patte graphique familière

Le jeu possède des décors en 3D dans lesquels évoluent tous les personnages, qui eux sont en 2D. La trame graphique se compose de deux grands styles. D’abord un premier style relativement réaliste qui correspond au monde terrestre. Ensuite un second plus typé medieval fantasy qui correspond au Goblin World, le monde que permet de rallier le portail. Les graphismes sont très soignés et rappellent énormément le style graphique que l’on peut rencontrer dans les productions d’Ankama.

Et ceci est tout à fait normal, car on retrouve dans l’équipe deux noms connus de la maison. D’abord Joachim « Mojo » Leclercq à la réalisation des backgrounds. Ses talents en matière d’illustration ont notamment pu être observés dans la série Mini Wakfu et le manga Dofus. Enfin, on trouve Xavier « Xa » Houssin au character design. Il s’agit ni plus ni moins que du directeur artistique et character designer à qui on doit l’esthétique si particulière de leurs productions, comme Dofus et Wakfu.

Donjonner seul ou en coop

Young Souls nous propose donc deux personnages. On y incarne au choix Jenn ou Tristan, à deux, ou en solo, l’autre personnage se retrouvant alors géré par une IA. Ils possèdent tous deux des barres de vie, de stamina et de magie. Chacune se trouve à un bord de l’écran, et apparait brièvement au dessus d’un personnage quand elle varie. Les deux personnages possèdent les mêmes caractéristiques et un inventaire commun.

Cet inventaire est illimité lorsqu’on est en ville mais devient limité par une jauge de poids en donjon. Cette jauge fait aussi varier la vitesse des personnages en fonction de l’encombrement. La plupart de l’équipement est disponible en ville. Les donjons servent surtout à récupérer des ressources comme l’or pour acheter du matériel, et l’xp pour faire progresser ses personnages. Les monstres ne lâchent en effet que très rarement des armes ou des armures.

D’abord le shopping, après le donjon

Le jeu est organisé sous forme de journées. Elles commencent par le lever de nos deux héros ainsi que le choix de leur tenue pour aller en ville en scooter ou en bus… Ou en faisant un voyage rapide pour se téléporter si on ne veut pas se farcir tout ce méchant rôleplay qui ose prendre un peu de temps. Une fois en ville, on aura accès à différents bâtiments. Des boutiques de vêtements, d’abord, pour personnaliser les tenues de Jenn et Tristan. Ces tenues sont la plupart du temps purement cosmétiques.

Seuls quelques vêtements, comme les chaussures, pourront être enchantés pour accorder des bonus. On trouvera aussi une salle de gym permettant de gagner un boost pour la journée, et un club de boxe donnant l’accès à des coups spéciaux en affrontant des adversaires dans des matchs. Enfin, il y a la rue peuplée par des êtres du Goblin World. On y trouvera tous les marchands d’équipement pour le donjonnage, comprenant armes, armures et potions. Évidemment, l’équipement disponible évolue en fonction de l’avancement du jeu.

Scooter, donjon, dodo

Vient enfin la partie donjon/beat’em up, qui se déroule dans le Goblin World, après la journée en ville, de nuit. Dans cette phase on va donc s’amuser à enchaîner des salles pleines d’ennemis et poutrer des boss pour amasser de l’or et de l’xp. Le parcours n’est cependant pas aussi linéaire qu’il peut en avoir l’air en lisant cette description sommaire ; en effet, les personnages vont souvent faire face à des sortes de croisements qui leur permettront d’accéder à différents sous-donjons.

Chacun d’eux aura ses monstres et son boss, et aura une difficulté plus ou moins grande en fonction du chemin choisi. Cette partie s’achève soit par une défaite, soit par l’envie du joueur de les faire rentrer se coucher. Dans tous les cas les personnages se retrouvent chez eux pour aller dormir, plus ou moins salés en fonction du moyen de retour. Aller dormir permet d’engranger l’xp gagnée pour augmenter leurs niveaux et de passer à la journée suivante. Celle-ci se déroulera sur le même schéma réveil-choix des tenues/ville-shopping/donjon/dodo.

Un effort sur la narration

Le jeu a aussi développé sa narration et son ambiance, avec un certain nombre de cinématiques et de dialogues. Le tout est teinté de beaucoup d’humour, qu’on retrouvera jusque dans les descriptions d’objets. Dialoguer avec les PNJ de la ville permet de constater la progression des personnages, les phrases prononcées évoluant en fonction de celle-ci, mais aussi d’accéder à des quêtes annexes.

La mécanique des jours a aussi une certaine importance pour le déroulement de certains événements, comme les matchs de boxe. La disponibilité des adversaires dépendra en effet du jour. La météo variera aussi aléatoirement en fonction du jour afin d’apporter encore un peu d’immersion à l’ensemble.

Young Souls semble donc être un jeu avec un certain potentiel, qui jouit d’abord d’une esthétique léchée. Le titre possède aussi un gameplay alliant des aspects de beat’em up et de RPG qui semble bien fonctionner. La sortie de ce jeu est prévu en 2020 sur PC uniquement, mais peut-être y aura t’il aussi des annonces dans le futur concernant des sorties sur consoles.

Article rédigé à quatre mains, avec Shinespark

Crazy

A propos de Crazy

Rédactrice, correctrice et envoyée spéciale dans les contrées où il faut parler anglais. Grammar nazi sur les bords, fan absolue de Guild Wars 2 et fondatrice du Gragas Fan Club. Bloggue aussi sur https://chezcrazy.blogspot.com et vient de publier son premier roman !